January 15, 2018 / 4:26 PM / 10 months ago

Pour Hansson (BCE), le QE pourra être arrêté d'un coup

FRANCFORT, 15 janvier (Reuters) - La Banque centrale européenne pourrait mettre fin d’un coup à son programme de rachat d’actifs de 2.550 milliards d’euros après le mois de septembre si l’économie et l’inflation évoluent selon ses prévisions, déclare Ardo Hansson, le gouverneur de la banque centrale d’Estonie, dans un entretien au journal allemand Börsen Zeitung.

Les investisseurs ont commencé la semaine dernière à avancer leurs anticipations de hausse des taux et une fin rapide du programme d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) pourrait amplifier le mouvement, la BCE ayant depuis longtemps fait de l’arrêt du QE un préalable à une modification de ses taux d’intérêt.

“Si la croissance et l’inflation évoluent plus ou moins en ligne avec les projections, il serait certainement concevable, voire approprié, de mettre un terme aux achats après septembre”, a dit Ardo Hansson, cité par le Börsen Zeitung.

“Je crois qu’on peut passer à zéro (achat mensuel) en une étape sans aucun problème”, a ajouté le banquier central estonien, qui fait figure de candidat potentiel pour succéder au chef économiste de la BCE, Peter Praet, l’an prochain.

La BCE a affirmé par le passé qu’un premier changement de taux viendrait “bien après” la fin des achats d’obligations, un délai que les marchés interprétent comme étant de trois à six mois.

Le compte rendu de la réunion monétaire de décembre de la BCE, publié jeudi, a suggéré une volonté croissante d’ajuster la communication de la banque centrale.

Ce message a été interprété comme l’illustration d’un souhait de la BCE de normaliser sa politique monétaire en mettant fin au programme de rachats d’actifs mis en oeuvre depuis mars 2015, ce qui s’est traduit par une accentuation de la hausse de l’euro sur le marché des changes.

“Il y a un besoin d’action dans notre communication”, a déclaré Ardo Hansson. “Nous devons maintenant réfléchir et débattre des moyens de modifier progressivement notre communication.”

La hausse de l’euro, qui se traitait lundi à son plus haut niveau depuis décembre 2014, pourrait inquiéter certains responsables de la BCE mais Hansson en a relativisé la portée. “Jusqu’ici, l’appréciation de l’euro ne menace pas nos projections d’inflation et ne modifie pas notre point de vue”, a-t-il dit. “Il ne faut pas surdramatiser cela.”

Ses propos se sont traduits par une accentuation de la hausse de la monnaie unique face au dollar et une légère remontée des rendements des emprunts d’Etat.

Balazs Koranyi, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

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