January 14, 2018 / 7:40 PM / 9 months ago

LEAD 1-Manifestations contre l'austérité sous haute surveillance à Tunis

(Actualisé avec tirs de gaz lacrymogènes, 7e paragraphe)

TUNIS, 14 janvier (Reuters) - Plusieurs centaines de Tunisiens ont manifesté dans le calme contre les politiques d’austérité du gouvernement dimanche à Tunis, où les forces de l’ordre s’étaient massivement déployées pour éviter de nouvelles scènes de violences et de pillage.

Une personne a été tuée et près de 800 arrêtées depuis qu’a débuté il y a une semaine le mouvement de protestation contre les hausses de prix entrées en vigueur le 1er janvier.

Pour tenter de désamorcer la crise, le gouvernement tunisien a annoncé samedi le déblocage de 170 millions de dinars (57 millions d’euros) pour venir en aide aux familles les plus démunies et aux personnes dans le besoin.

Plusieurs rassemblements ont néanmoins eu lieu dimanche à Tunis, où l’opposition avait lancé un appel à la mobilisation à l’occasion du septième anniversaire de la chute de l’ancien président Zine Ben Ali.

“Nous n’avons gagné que la liberté d’expression après la révolution de 2011. Nous resterons dans la rue jusqu’à que nos droits économiques soient reconnus”, a déclaré un manifestant disant s’appeler Fouad.

“Je suis professeur et ma femme est institutrice mais nous avons du mal à joindre les deux bouts. Nos poches sont vides à cause des décisions injustes du gouvernement”, a-t-il ajouté.

En fin de journée, des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs dizaines de jeunes manifestants, dans le quartier d’Ettadamen à Tunis. Un journaliste de Reuters a vu des jeunes d’environ 20 ans caillasser des véhicules de police et mettre le feu à des pneus, avant l’intervention des forces de sécurité.

Des centaines de policiers anti-émeute étaient déployés dans le centre de Tunis pour éviter des incidents et séparer les partisans du Front populaire (opposition) et ceux du parti islamiste Ennahda, membre de la coalition gouvernementale.

Ennahda et le gouvernement ont accusé le Front populaire d’être à l’origine de certaines des violences de la semaine écoulée.

Tarek Amara; Tangi Salaün et Eric Faye pour le service français

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