January 4, 2018 / 4:17 PM / 6 months ago

MiFID II-Euronext obtient aussi un délai pour la compensation

PARIS/LONDRES, 4 janvier (Reuters) - Euronext a rejoint la liste des opérateurs boursiers qui ont obtenu un délai pour mettre en application une clause de la directive MiFID II qui accorde à leurs clients une liberté accrue dans le choix du lieu de règlement des transactions portant sur des contrats de dérivés.

La directive MiFID II, qui est entrée en vigueur mercredi, comporte une clause dite d’”accès libre” (open access) qui supprime l’obligation faite aux investisseurs d’effectuer la compensation d’une transaction au sein de la plate-forme sur laquelle elle s’est effectuée.

L’opérateur des Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne et de Paris devient ainsi cette semaine le quatrième opérateur à obtenir un délai courant jusqu’à juillet 2020 pour mettre en application la clause d’”accès libre”.

Euronext, qui utilise LCH pour le règlement des transactions, a indiqué à Reuters avoir obtenu un sursis des régulateurs belge, française et portugaise pour les transactions sur des contrats de dérivés. Une demande similaire a été faite auprès de l’autorité néerlandaise des marchés financiers.

Les régulateurs financiers britannique et allemand ont de leur côté accordé un sursis à trois chambres de compensation en Allemagne et en Grande-Bretagne.

La Financial Conduct Authority (FCA) britannique, qui a accordé un délai à ICE Futures Europe et au London Metal Exchange, a expliqué mercredi avoir procédé à cet arrangement provisoire afin d’assurer un “fonctionnement ordonné du marché”.

La BaFin, homologue de la FCA pour les marchés financiers allemands, a annoncé mardi soir qu’elle avait accordée la même dispense à Eurex Clearing, la chambre de compensation de Deutsche Börse.

L’instauration d’un mécanisme d’accès libre sur les dérivés cotés ne fait pas l’unanimité: certains responsables européens et Deutsche Börse redoutent que l’ouverture de la compensation de dérivés à la concurrence n’entraîne des risques pour la stabilité financière, un argument qui, pour d’autres, n’est qu’un prétexte pour freiner la concurrence. (Gus Trompiz à Paris et Huw Jones à Londres, Matthieu Protard pour le service français, édité par Cyril Altmeyer)

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