December 28, 2017 / 2:55 PM / 8 months ago

Première étape avant dissolution du parlement italien

ROME, 28 décembre (Reuters) - Le président du Conseil italien Paolo Gentiloni a rencontré jeudi le président Sergio Mattarella, première étape d’une procédure qui doit conduire à la dissolution du parlement afin que soient convoquées des élections législatives, a indiqué une source gouvernementale.

Gentiloni a rencontré le chef de l’Etat italien à 15h00 (14h00 GMT), a précisé cette source.

Après cette entrevue, Sergio Mattarella devra s’entretenir avec le président de l’Assemblée nationale et avec celui du Sénat avant de prononcer la dissolution du parlement.

Les services de la présidence du Conseil vont ensuite fixer la date du scrutin qui devrait, selon toutes probabilités, avoir lieu le 4 mars.

S’exprimant avant son entrevue avec le chef de l’Etat, Paolo Gentiloni a défendu le bilan de son année passée à la tête du gouvernement et a précisé qu’il resterait en fonction jusqu’à la constitution d’un nouveau gouvernement.

Dans son discours traditionnel de fin d’année, le président du Conseil a appelé les partis politiques à ne pas exploiter la peur et à ne pas faire des promesses impossibles à tenir lors de la campagne électorale.

“Je pense qu’il en va de l’intérêt du pays d’avoir une campagne électorale qui limite autant que possible la propagation de la peur et des illusions, des risques qui se présentent devant nous”, a-t-il dit.

Tous les principaux partis soutiennent une hausse du déficit budgétaire et une réduction des impôts en dépit d’un taux d’endettement record du pays.

La question de l’immigration devrait être au centre de la campagne, les partis de droite dénonçant le risque d’assister à une “invasion” de réfugiés et de migrants.

Les enquêtes d’opinion montrent que les élections pourraient aboutir à une situation de blocage, aucune formation n’étant en mesure de dégager une majorité absolue, ce qui devrait encore accentuer l’instabilité politique dans le pays.

Gentiloni s’est toutefois voulu rassurant, estimant que cette instabilité était un phénomène fréquent dans les pays européens.

“Nous ne devons pas dramatiser le risque d’instabilité, nous sommes en partie immunisés contre lui”, a-t-il dit en référence aux fréquents changements de gouvernement en Italie.

Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), populiste, fait la course en tête dans les sondages avec 28% des intentions de vote devant le Parti démocrate (PD), dont Gentiloni est membre, crédité de 23%.

L’alliance de la droite devrait pourtant tirer son épingle du jeu puisque Forza Italia de Silvio Berlusconi est autour de 16%, la Ligue du Nord près de 13% et les Frères d’Italie obtiendraient 5%.

Giselda Vagnoni et Gavin Jones; Pierre Sérisier pour le service français

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