December 18, 2017 / 6:24 PM / 8 months ago

Kashkari (Fed) a voté contre la hausse des taux

WASHINGTON, 18 décembre (Reuters) - Le président de la Réserve fédérale de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré lundi avoir voté contre la hausse des taux d’intérêt annoncée la semaine dernière par la Fed, en raison d’inquiétudes face à la faiblesse de l’inflation et à l’aplatissement de la courbe des taux américains.

Neel Kashkari s’est opposé aux trois hausses de taux auxquelles a procédé la banque centrale cette année, et avait auparavant justifié ses décisions principalement par la faiblesse des prix.

“Aujourd’hui, un autre motif d’inquiétude apparaît: en réponse à nos resserrements monétaires, la courbe des taux s’aplatit sensiblement, signe potentiel d’un risque accru de récession”, déclare-t-il dans un communiqué.

La Fed a relevé mercredi la fourchette du taux d’intervention des “Fed funds” d’un quart de point. Elle a souligné, qu’en dépit d’une inflation faible, la solidité de la croissance américaine et la faiblesse du taux de chômage plaidaient en faveur de la poursuite d’un resserrement monétaire.

Le président de la Fed de Chicago Charles Evans a également voté contre la dernière hausse de taux, se disant inquiet de la faiblesse de l’inflation qui reste inférieure depuis cinq ans à l’objectif de 2% fixé par la banque centrale.

La Fed est entrée dans une “phase délicate” de son cycle de resserrement monétaire, a dit Neel Kashkari et une hausse des taux d’intérêt dans un tel environnement pourrait entraver la croissance des salaires et augmenter le risque d’une contraction de l’économie.

Commentant l’évolution de la courbe des taux, Neel Kashkari a dit que la décision de la Fed, dans le contexte d’inflation faible, “pesait probablement sur les échéances longues de la courbe en faisant baisser les anticipations d’inflation”.

Il y a quelques semaines, le président de l’antenne de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, et celui de la Fed de St. Louis, James Bullard, avaient tous les deux estimé que l’aplatissement de la courbe des taux devait inciter la banque centrale à procéder avec prudence.

L’écart de rendement entre les titres à deux et 30 ans est proche de son plus bas niveau en dix ans. Et le risque de voir la courbe s’inverser, qui serait signe d’une éventuelle récession économique, a suscité des doutes chez les investisseurs sur les hausses futures de taux de la Fed. (Lindsay Dunsmuir, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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