December 14, 2017 / 9:22 PM / 7 months ago

LEAD 1-Deux sénateurs républicains réservés sur la réforme fiscale

WASHINGTON, 14 décembre(Reuters) - L’adoption par le Sénat américain de la réforme de la fiscalité a rencontré jeudi un nouvel obstacle lorsque deux sénateurs républicains ont annoncé ne pas vouloir la voter en l’état, exigeant le renforcement d’un avantage fiscal en faveur des familles.

Mike Lee est pour l’heure “indécis sur le projet de réforme tel qu’il est rédigé” et, Marco Rubio a dit s’y opposer, à moins que le crédit d’impôt en question soit étendu.

Interrogée sur la volte-face des deux sénateurs, qui avaient jusque là soutenu la réforme, la porte-parole de la Maison blanche a annoncé que la présidence allait travailler avec Marco Rubio sur cet avantage fiscal.

Le crédit d’impôt est actuellement fixé à 1.000 dollars (849 euros) par an et par enfant âgé de moins de 17 ans, mais Marco Rubio a dit souhaiter qu’il dépasse 1.100 dollars.

Les chefs de file républicains au Sénat et à la Chambre des représentants avaient annoncé la veille être parvenus à un accord sur une version harmonisée des textes adoptés séparément par les deux chambres, qui devrait être soumise au vote en début de semaine prochaine.

L’étroitesse de la majorité républicaine au Sénat pourrait toutefois entraver l’adoption de la réforme. Bob Corker, un sénateur républicain, a déjà annoncé qu’il s’y opposerait car il redoute les effets de cette réforme sur le déficit budgétaire américain. Si deux autres le rejoignaient, tout le processus s’effondrerait.

Susan Collins, sénatrice appartenant à l’aile modérée du Parti républicain, a déjà fait savoir qu’elle n’avait toujours pas pris de décision sur le texte et a fait part de son hostilité à l’égard d’une disposition qui revient sur un aspect de la réforme Obamacare.

Le projet de réforme prévoit en effet que les citoyens qui refuseraient de souscrire à une assurance-maladie ne soient plus soumis au versement d’une amende.

L’hospitalisation, cette semaine, du sénateur John McCain, ajoute encore à la confusion au Sénat. Souffrant d’un cancer, l’ancien candidat républicain à la présidentielle de 2004 a toutefois fait savoir par son entourage qu’il s’efforcerait de reprendre le travail “aussi vite que possible”.

Déjà hospitalisé pour traiter son affection lors du vote de l’abrogation de l’Obamacare, il était apparu au Sénat in extremis pour rejeter le projet, provoquant la stupéfaction à la Maison blanche. (Richard Cowan et David Morgan, Nicolas Delame pour le service français)

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