December 4, 2017 / 11:16 AM / 7 months ago

BOURSE-Altice plie encore malgré des analystes plus positifs

PARIS, 4 décembre (Reuters) - Altice recule encore lundi en Bourse, les investisseurs continuant de fuir le titre un mois tout juste après la publication des résultats de sa filiale SFR qui ont déclenché une crise de confiance du marché.

A 12h12, l’action du groupe de télécommunications et de médias perd 2,07% à 6,525 euros, en dépit d’une tendance largement favorable sur les Bourses en Europe.

Les analystes se montrent pourtant de plus en plus positifs sur le titre, celui de Louis Capital Markets ayant relevé lundi son conseil à “neutre” contre “vendre” sur la valeur.

C’était le seul analyste à la vente sur le dossier, note un trader en poste à Paris.

Le titre Altice, qui est tombé la semaine dernière sous son cours d’introduction en Bourse, a fondu de près de 60% depuis le 3 novembre et la publication de résultats trimestriels nettement inférieurs aux attentes de SFR.

Depuis, les investisseurs s’interrogent sur la stratégie du groupe fondé par l’homme d’affaires Patrick Drahi et s’inquiétent du lourd endettement issu de multiples acquisitions.

La capitalisation boursière d’Altice est désormais inférieure à 9 milliards d’euros, alors que sa dette reste proche de 50 milliards.

Le groupe a promis de donner la priorité au désendettement et de procéder rapidement à des cessions d’actifs non stratégiques. Il a ainsi annoncé vendredi un accord pour vendre ses activités de solutions télécoms et de centres de données en Suisse. Selon des sources au fait du dossier, Altice pourrait également vendre son opérateur télécoms en République dominicaine.

ALTICE DOIT ÊTRE “RÉALISTE”

Chez Louis Capital Markets, l’analyste couvrant la valeur estime que le risque entourant la dette d’Altice est désormais bien intégré par le marché et que les annonces sur des cessions d’actifs devraient avoir un impact positif sur le titre.

Il souligne toutefois qu’Altice a “besoin d’être réaliste et de comprendre la gravité de la situation”. “Je ne suis pas sûr qu’ils en soient encore là”, indique l’analyste, citant les déclarations du PDG de SFR, Alain Weill, la semaine dernière.

Le dirigeant a indiqué mardi que le groupe n’excluait pas de de participer aux enchères pour les droits de la Ligue 1 de football et a estimé que l’endettement d’Altice était conforme aux standards de l’industrie.

“Pour être franc, cela m’effraie plus que la dette !”, écrit l’analyste de Louis Capital Markets.

Il indique qu’il serait amené à dégrader le titre Altice si des “lignes rouges” étaient franchies, à savoir si le groupe participe aux enchères pour les droits de la Ligue 1 de football en 2018, s’il échoue à céder un actif stratégique en temps voulu ou s’il procède à une acquisition, quel que ce soit le caractère relutif de cette opération.

Fin novembre, les analystes d’ABN Amro avaient entamé le suivi du titre Altice avec une recommandation à “acheter”, voyant dans la chute actuelle de l’action une “très bonne opportunité d’achat”.

Selon des données Thomson Reuters, sur les 18 analystes couvrant actuellement Altice, dix sont positionnés à “achat fort” ou “achat” et huit sont à “neutre”. Aucun n’a une recommandation à la vente. (Blandine Hénault, édité par Gwénaëlle Barzic)

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