December 4, 2017 / 10:16 AM / 7 months ago

GESTION 2018-JPMorgan reste positif pour les actions

PARIS, 4 décembre (Reuters) - Les stratèges de JPMorgan estiment qu’il est encore trop tôt pour devenir prudent sur les marchés d’actions, en dépit de la forte hausse enregistrée en 2017.

L’indice MSCI All Countries World, qui regroupe 47 pays développés et émergents, progresse ainsi de près de 20% depuis le début de l’année.

“Pour l’année prochaine, il semble de plus en plus tentant de devenir pessimiste étant donné la forte performance, la revalorisation importante, le probable pic d’activité économique et le prochain changement dans les conditions de liquidité”, indiquent les stratèges de la banque américaine dans une note parue lundi.

Trois éléments les incitent toutefois à conserver leur positionnement à “surpondérer” sur les actions.

D’abord, la conjoncture économique mondiale devrait rester solide et soutenir une nouvelle amélioration des résultats d’entreprises. “Avec une croissance attendue de 2% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro en 2018, une croissance de 10% des bénéfices par action semble raisonnable”, estiment les stratèges.

De plus, la normalisation des politiques monétaires des banques centrales n’en est qu’à un stade précoce. “Aucun des huit derniers retournements de marché n’a commencé avec des taux réels inférieurs à 2%”, soulignent-ils. Si néanmoins les marchés actions devaient se retourner, il semble très improbable que la Réserve fédérale (Fed) poursuive ses hausses de taux, ajoutent les stratèges.

Dernier élément favorable aux actions, leur valorisation relativement attractive au regard de celle des obligations souveraines et d’entreprises.

Les stratèges de JPMorgan privilégient pour 2018 les marchés d’actions développés aux émergents en raison de l’accélération attendue du resserrement monétaire de la Fed. Ils surpondérent notamment le Japon, le seul pays où la banque centrale n’a pas encore entamé une normalisation de sa politique.

Les stratèges favorisent également la zone euro et les banques, dans un contexte de hausse attendue des rendements obligataires en Europe avec la baisse des achats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) et les signes de tensions inflationnistes sur les salaires.

Blandine Hénault, édité par Patrick Vignal

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