December 2, 2017 / 3:02 AM / a year ago

RESUME DE L'ACTUALITE A 03H00 GMT (02/12)

WASHINGTON - Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a plaidé coupable hier d’avoir menti au FBI dans le cadre de l’enquête sur une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et sur une collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump.

L’ancien général poussé à la démission en février dernier après avoir dissimulé le contenu de ses discussions avec l’ambassadeur russe à Washington aurait, selon ABC News, promis de “coopérer pleinement” avec les enquêteurs et serait même prêt à témoigner que Donald Trump “lui a donné instruction d’entrer en contact avec les Russes”.

Dans un communiqué, la Maison blanche souligne pour sa part que ses mensonges au FBI sont comparables à ses fausses déclarations à des responsables de l’administration américaine et que son plaider coupable n’implique que lui.

Les procureurs ont déclaré que Michael Flynn s’était entretenu de ses conversations avec l’ambassadeur Sergueï Kisliak avec de hauts responsables de l’équipe de transition mise en place par Trump entre son élection et son investiture, le 20 janvier dernier.

Les procureurs parlent également d’instruction donnée à Michael Flynn par un “très haut membre” de l’équipe de transition avant un vote au Conseil de sécurité de l’Onu en décembre 2016.

Michael Flynn est une figure centrale de l’enquête dirigée par le procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine et de collusion entre des membres de l’équipe Trump et Moscou.

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WASHINGTON - Donald Trump devrait prononcer mercredi un discours dans lequel il annoncera reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, a dit hier un haut responsable américain.

Cette déclaration est de nature à remettre en cause plusieurs décennies de la politique américaine au Proche-Orient et risque d’alimenter les tensions dans la région.

Malgré tout, le président américain pourrait encore retarder sa promesse de campagne de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, précisent deux officiels américains.

Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur Etat et la communauté internationale ne reconnaît pas les revendications des autorités israéliennes sur la ville.

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BERLIN - Le chef de file du Parti social-démocrate allemand, Martin Schultz, a déclaré hier que son parti n’excluait aucune option concernant la formation d’un nouveau gouvernement mais a souligné qu’une reconduction de la “grande coalition” sortante avec Angela Merkel n’était pas une affaire réglée.

Une source politique avait confirmé un peu plus tôt une information du quotidien Bild selon lequel le bloc conservateur CDU-CSU de Merkel et le SPD ont convenu d’entamer des discussions exploratoires en vue de former une coalition gouvernementale en Allemagne.

La décision, ajoutait cette source, a été prise jeudi soir lors d’une réunion entre la chancelière fédéral, son allié bavarois Horst Seehofer et le patron du SPD Martin Schulz orchestrée par le président Frank-Walter Steinmeier.

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DUBLIN - L’Union européenne refusera les demandes de la Grande-Bretagne sur l’ouverture de négociations commerciales post-Brexit entre Londres et Bruxelles si l’Irlande n’est pas satisfaite par les propositions britanniques concernant sa frontière avec l’Irlande du Nord, a déclaré hier le président du Conseil européen.

“Je vais être très clair: si la proposition du Royaume-Uni n’est pas acceptable pour l’Irlande, elle ne sera pas acceptable pour l’UE. Je me rends compte que pour certains dirigeants politiques britanniques cela est difficile à comprendre”, a affirmé Donald Tusk, qui présidera les 14 et 15 décembre un sommet présenté comme capital pour l’avenir des négociations entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept.

L’enjeu est le rétablissement ou non d’une frontière physique telle qu’elle existait avant les accords de paix de 1998 qui ont mis fin à trois décennies de violences communautaires en Ulster.

Dublin refuse un tel scénario et propose que l’Irlande du Nord adopte des règles commerciales distinctes de celles qui prévaudront dans le reste du Royaume-Uni après le Brexit.

Avec le différend sur la “facture du divorce” et les droits futurs des expatriés, cette question de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord est un des trois obstacles majeurs à l’ouverture de la deuxième phase des négociations entre Londres et l’UE.

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AMSTERDAM - L’ancien général des Croates de Bosnie, condamné par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, s’est donné la mort en absorbant du cyanure après la confirmation de sa condamnation en appel à 20 ans de prison.

L’autopsie a permis de révéler la nature du liquide contenu dans la fiole que Slobodan Praljak, 72 ans, avait avalé en pleine audience.

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GENEVE - La délégation du gouvernement syrien va quitter les négociations de Genève et pourrait ne pas les reprendre la semaine prochaine, a annoncé hier son chef, Bachar al Djaafari, en dénonçant les exigences de l’opposition.

Le délégation affirme ne pas pouvoir négocier tant que l’opposition n’aura pas retiré sa demande d’une exclusion de Bachar al Assad de tout processus de transition.

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ROME - Le Liban a été “détourné” par le Hezbollah et la survie de ce pays ne peut être assurée que si la milice chiite proche de l’Iran est désarmée, a dit hier le ministre saoudien des Affaires étrangères.

“Tant que vous aurez une milice armée au Liban, vous n’aurez pas la paix”, a déclaré Adel al Djoubeir lors d’une conférence en Italie.

Constitué par le corps des gardiens de la révolution iranienne dans les années 80, le Hezbollah n’a cessé de se renforcer et a accru son influence jusqu’à participer au pouvoir en place au Liban.

La milice a également joué un rôle déterminant dans l’aide apportée au régime de Bachar al Assad en Syrie lorsqu’il était proche de l’effondrement.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri avait annoncé depuis Ryad le 4 novembre qu’il démissionnait de ses fonctions, estimant craindre pour sa vie et accusant l’Iran et le Hezbollah d’entretenir l’instabilité au Moyen-Orient.

Hariri est ensuite revenu sur sa décision de démissionner.

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WASHINGTON - Le numéro deux des républicains au Sénat des Etats-Unis, John Cornyn, s’est dit confiant hier dans la capacité de son parti à rassembler les 50 voix nécessaires à l’adoption d’un projet de réforme des impôts.

“Nous avons confiance pour ce qui est des 50 (...)”, a-t-il dit.

La Chambre des représentants a adopté sa propre version de la réforme le 16 novembre dernier. Si elle est adoptée cette semaine, la réforme du Sénat devra être harmonisée avec celle de la Chambre avant qu’une version définitive puisse être présentée à Donald Trump.

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PARIS - Deux anciens cadres de Lafarge et un responsable de la sécurité du groupe ont été mis en examen hier pour “financement du terrorisme” dans le cadre de l’enquête sur les activités de la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire.

Ils avaient été placés en garde à vue mercredi pour interrogatoire par les enquêteurs de la douane judiciaire.

L’enquête porte sur les conditions dans lesquelles le groupe français - absorbé en 2015 par le Suisse Holcim pour former le géant du ciment LafargeHolcim - a maintenu en 2013-2014 ses activités en Syrie dans une zone de conflit, tenue notamment par l’organisation de l’Etat islamique (Daech).

Une enquête interne a confirmé que de l’argent avait été versé à des groupes armés. La filiale syrienne de Lafarge LCS est également soupçonnée d’avoir utilisé du pétrole provenant de territoires contrôlés par Daech.

Une nouvelle vague d’interrogatoires de dirigeants ou anciens dirigeants du groupe, dont l’ex-PDG Bruno Lafont, est attendue la semaine prochaine.

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PARIS - Le gouvernement prendra une décision “avant les fêtes” sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, à la lumière du rapport des médiateurs attendu le 13 décembre, a déclaré Nicolas Hulot ce matin sur France Inter.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire n’a jamais caché ses réserves sur le projet de nouvel aéroport. “J’ai le sentiment qu’il n’y aucun projet qui soit parfait”, a-t-il corrigé.

Durant six mois, les trois médiateurs, mandatés par Emmanuel Macron, ont pesé le “pour” et le “contre” des deux scénarios qui s’imposent à l’exécutif dans ce dossier miné : le maintien de l’aéroport actuel et son réaménagement, ou son transfert sur un nouveau site à Notre-Dame-des-Landes. Ils ne se prononcent pas sur le choix final.

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PARIS - Edouard Philippe va silloner à partir d’aujourd’hui et jusqu’à mardi la Nouvelle-Calédonie pour rencontrer les forces politiques et préparer la consultation sur l’accession de l’archipel à la pleine souveraineté, prévue au plus tard en novembre 2018.

Ce référendum est une étape majeure du processus de décolonisation du territoire, contrôlé par la France depuis 1853, engagé après les violences meurtrières des années 1980.

Les élus locaux et l’Etat veulent une consultation “loyale et incontestable”, selon les mots du Premier ministre, pour qu’une défaite des indépendantistes - issue considérée comme la plus probable - ne provoque pas d’embrasement.

Pas question donc pour Edouard Philippe d’appeler clairement à voter contre l’indépendance, précise son entourage.

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