December 1, 2017 / 10:56 AM / a year ago

GESTION 2018-En Europe, Deutsche Bank mise sur la Suisse et l'Espagne

PARIS, 1er décembre (Reuters) - Deutsche Bank privilégie la Suisse et l’Espagne parmi les principaux marchés européens dans un point sur sa stratégie actions pour 2018 et sous-pondère l’Allemagne, la France et l’Italie face à la perspective d’une décélération de la croissance de l’activité susceptible d’affecter les valeurs cycliques.

Les responsables de la stratégie de la banque allemande se fixent un objectif de 14.000 points pour l’indice Dax de la Bourse de Francfort l’an prochain, soit une progression de 6%, et de 7.500 points pour le FTSE 100 de la Bourse de Londres, soit une hausse limitée à 1%.

Ils visent 395 points pour l’indice large européen Stoxx 600 fin 2018, soit à peine plus de 2% de hausse, et 3.500 points pour l’EuroStoxx 50, ce qui implique un recul de 2%.

“Notre allocation tactique par pays (à un horizon de six mois) reflète notre opinion selon laquelle la tendance des PMI de la zone euro va s’estomper, maintenant une pression à la baisse forte sur les indices cycliques”, expliquent-ils.

“En conséquence, nous sommes sous-pondérés sur l’Allemagne, la France et l’Italie et surpondérés sur la Suisse.”

Concernant la Suisse, son principal marché surpondéré, Deutsche Bank explique que la confédération devrait bénéficier d’une dépréciation du franc suisse en 2018, ainsi que du caractère défensif de son indice de référence et du poids des valeurs pharmaceutiques.

La surpondération du marché espagnol s’appuie sur le jugement de la banque selon lequel les marchés surestiment les risques extrêmes (“tail risks”) politiques liés à la situation en Catalogne.

Pour la France et l’Italie, au-delà du risque de ralentissement de la tendance des indices d’activité, Deutsche Bank, note que ces deux marchés “semblent chers avec des PE de Shiller à des plus hauts post-crise”.

Elle souligne que le marché italien serait vulnérable à une montée du risque politique avant les élections à venir, au plus tard en mai.

Les valeurs françaises “ont tendance à sous-performer lorsque les défensives surperforment les cycliques, ce que nous jugeons probable dans les mois à venir”, explique encore l’étude, qui souligne que le marché française est “le plus cher” de son portefeuille européen, avec un PE de Shiller relatif proche de ses plus hauts de 2008.

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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