November 29, 2017 / 3:33 PM / 5 months ago

GESTION 2018-Nordea AM s'attend à une remontée du dollar

PARIS, 29 novembre (Reuters) - Les politiques monétaires menées par les principales banques centrales devraient favoriser la remontée du dollar l’an prochain, estime mercredi Nordea Asset Management, tout en soulignant les risques liés à l’aplatissement de la courbe des taux américains.

Dans ses perspectives 2018, la filiale de la première banque suédoise, qui gère 221 milliards d’euros, juge “un peu excessive” la baisse récente du billet vert, ajoutant que “pour les cambistes, le moment est toujours favorable à un positionnement acheteur sur le dollar américain”.

“A moyen terme, le cycle d’activité américain est globalement plus mature”, explique Witold Bahkre, responsable de la stratégie de Nordea AM. “Ce type de configuration a toujours mené à un renforcement du dollar américain.”

Pour autant, il explique ne pas croire au scénario de trois hausses du taux des “fed funds” par la Réserve fédérale américaine en 2018, prédisant que “la banque centrale américaine ne prendra pas le risque d’une inversion de la courbe des taux”.

“L’aplatissement de la courbe (des rendements américains, ndlr), qui devrait se poursuivre en 2018, prouve avec force que nous nous situons au dernier stade du cycle de croissance économique”, poursuit Nordea AM, qui s’attend en conséquence à une détérioration des performances des obligations à haut rendement (high yield). Logiquement, la société privilégie donc les obligations “investment grade”.

Elle met aussi en garde contre les risques auxquels la réduction des injections de liquidités des banques centrales expose les marchés émergents, dont la progression devrait être “plus modeste en 2018”, toutes classes d’actifs confondues.

“Le dollar américain est un facteur clé”, souligne Nordea AM. “S’il s’apprécie fortement, le rally des marchés émergents pourrait vraiment ralentir.”

La hausse du billet vert pourrait enfin favoriser la baisse du pétrole, que la société n’exclut pas de voir retomber sous 50 dollars le baril en cas d’appréciation plus forte qu’attendu de du dollar.

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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