November 28, 2017 / 3:37 PM / 5 months ago

GB-Le marché sous-estime les chances des travaillistes-Banque Scotia

LONDRES, 28 novembre (Reuters) - Les investisseurs sous-estiment la probabilité de voir l’opposition travailliste britannique revenir au pouvoir au vu de l’instabilité du gouvernement de Theresa May, a estimé mardi Banque Scotia, l’un des spécialistes en valeur du Trésor (SVT) britanniques.

Pour la banque canadienne, si le marché obligataire a intégré les conséquences économiques négatives liées au Brexit, il ne prend pas convenablement en considération le risque politique.

Les rendements à long terme, en particulier, pourraient monter si l’hypothèse de voir le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn s’installer au 10 Downing Street devenait de plus en plus crédible, car cela accroîtrait la probabilité d’une hausse de la dépense publique, donc des émissions de “gilts”.

“Le gouvernement de Theresa May est instable, il dépend du soutien du DUP (un parti unioniste irlandais, ndlr) et il est très divisé”, explique Daniela Russell, responsable de la stratégie taux fixes européenne de Banque Scotia, dans une note aux clients de la banque.

Elle estime que les perspectives de victoire du Labour pourraient profiter de l’impact de l’accélération de l’inflation et de la faible croissance des salaires sur le pouvoir d’achat des Britanniques.

“Si la pression sur le revenu réel persiste et si la croissance économique reste molle, il est certain que l’intérêt pour l’alternative Corbyn restera fort”, dit-elle.

Elle souligne que les investisseurs obligataires n’ont pas intégré dans les cours le risque d’un Brexit sans accord négocié avec l’Union européenne (UE), ni celui de nouvelles élections.

Les derniers sondages en date sur les intentions de vote en cas de nouveau scrutin donnent travaillistes et conservateurs au coude-à-coude.

Lundi, Morgan Stanley a estimé à un tiers au moins la probabilité d’élections législatives anticipées avant 2022 qui donneraient la victoire au parti de Jeremy Corbyn.

Si les marchés réévaluaient la probabilité d’un Brexit “dur” ou celle de la nomination d’un gouvernement travailliste, on pourrait assister à une “forte réaction” des investisseurs, d’autant plus risquée que Londres dépend d’eux pour financer le déficit de ses comptes courants, a ajouté la banque américaine.

Andy Bruce, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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