November 27, 2017 / 6:45 PM / 9 months ago

RÉACTIONS en France à l'autorisation pour cinq ans du glyphosate

PARIS, 27 novembre (Reuters) - Les pays de l’Union européenne ont voté lundi en faveur du renouvellement pour cinq ans du glyphosate, l’un des composants essentiels de l’herbicide Roundup de Monsanto MON.N, contre l’avis de la France.

Selon la Commission europénenne, 18 pays ont voté pour ce renouvellement, neuf ont voté contre et l’un s’est abstenu.

Voici les principales réactions en France à cette décision.

EMMANUEL MACRON, président de la République, sur Twitter :

“J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans”.

NICOLAS HULOT, ministre de la Transition écologique et solidaire, sur RTL :

“Je suis un peu triste car il y avait une lame de fond citoyenne”.

“Trois ans me paraît être un calendrier raisonnable pour conclilier tous les points de vue.”

STEPHANE TRAVERT, ministre de l’Agriculture, à la presse :

“Il faut faire en sorte que nous puissons saisir les instituts techniques, mobiliser la recherche et l’innovation pour trouver et travailler au changement des pratiques agronomiques et sortir de l’utilisation du glyphosate. La France s’est toujours positionnée dans ce sens. Aujourd’hui, c’est travailler avec les producteurs, avec les agriculteurs, pour modifier ces pratiques et faire en sorte que demain nous prenions nos responsabilités en mobilisant la recherche et l’innovation.”

BARBARA POMPILI‏, députée La République en marche, présidente de la Commission Développement durable à l’Assemblée nationale, sur Twitter :

“Je regrette profondément le vote des Etats européens qui prolonge l’utilisation du glyphosate pendant 5 ans. Nous ne pouvons pas reculer sur des sujets si importants et envoyer de si mauvais signaux”.

YANNICK JADOT, eurodéputé EELV, sur BFMTV :

“On est dans un moment où il faut retrouver de la confiance entre les citoyens et la politique. Donc il va falloir virer tous ces conflits d’intérêts qui grangènent nos méthodes d’évaluation dans nos pays, comme au niveau européen”.

“Au Parlement européen en tout cas, on va mener ce travail, en espérant que ce que nous allons révéler remettra en cause la lâcheté des gouvernements et de la Commission européenne.”

ISABELLE THIS SAINT-JEAN, secrétaire nationale à la Transition énergétique et écologique et à la biodiversité du PARTI SOCIALISTE, dans un communiqué :

“Le Parti socialiste demande à Nicolas Hulot, qui a su voter contre ce renouvellement, de faire de la France un pays exemplaire en interdisant de manière définitive le glyphosate (...) et de prévoir à cet effet un accompagnement des agriculteurs concernés vers un autre modèle agricole, respectueux de l’environnement et de la santé des consommateurs”.

FRANÇOISE GROSSETÊTE, députée européenne LES RÉPUBLICAINS, dans un communiqué :

“Alors que le lien entre cancer et glyphosate reste à démontrer, l’impact nocif de la substance sur l’environnement ne fait lui aucun doute. Au-delà de cette période de 5 ans, qui doit permettre de se tourner vers d’autres alternatives, il est donc indispensable de mettre en œuvre une vraie stratégie de sortie, comme l’a d’ailleurs réclamé le Parlement européen.”

JOSÉ BOVÉ, député européen, altermondialiste, sur Twitter :

“Le scandale du #Glyphosate se poursuit. On en reprend tous pour cinq ans, paysans, consommateurs. Le principe de précaution est foulé aux pieds. Bayer et Monsanto ont réussi à tordre le bras à Mme Merkel. C’est la victoire du business sur la science.”

FONDATION POUR LA NATURE ET L’HOMME (ex-Fondation Nicolas Hulot), dans un communiqué :

“Cette décision est une erreur historique, contraire aux enjeux de santé publique colossaux et aux attentes des citoyens pour une alimentation et un environnement plus sains.”

GÉNÉRATIONS FUTURES, FOODWATCH ET LA LIGUE CONTRE LE CANCER, dans un communiqué commun, se disent “scandalisées par ce nouveau sursis accordé à Monsanto&Co”.

Pour ces trois organisations, “chaque jour d’autorisation du glyphosate est un jour de trop pour la santé des citoyens et des agriculteurs. En France, plus de huit personnes sur 10 réclamaient une interdiction immédiate du glyphosate”. (Elizabeth Pineau et Arthur Connan, édité par Sophie Louet)

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