November 24, 2017 / 11:08 AM / 5 months ago

LEAD 3-Allemagne-Le SPD accepte de discuter, la base se prononcera

* Le SPD “conscient de ses responsabilités”

* Le président allemand recevra Merkel et Schulz ensemble jeudi

* La base du SPD se prononcera sur tout accord

* L’objectif est d’éviter de nouvelles élections (Actualisé, rencontre avec Steinmeier fixée à jeudi)

par Thomas Escritt

BERLIN, 24 novembre (Reuters) - Le Parti social-démocrate (SPD) de Martin Schulz, qui voulait se réfugier dans l’opposition après son piètre résultat aux élections législatives allemandes de septembre, a finalement accepté vendredi d’ouvrir des discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Le SPD a dit avoir revu sa position en ayant “conscience de ses responsabilités”, afin d’éviter de nouvelles élections qui auraient des conséquences néfastes pour l’Allemagne et pour l’Union européenne.

Lors d’une conférence de presse, Martin Schulz a assuré que tout accord, quel qu’il soit, serait de toute manière soumis à l’approbation de la base du SPD.

Cette décision fait suite à l’échec dimanche dernier des discussions entre les conservateurs du bloc CDU-CSU, les libéraux du FDP et les Verts, qui n’ont pu se mettre d’accord sur la constitution d’une coalition “Jamaïque”.

“Il n’y a rien d’automatique sur la direction que nous allons prendre”, a souligné Martin Schulz. “Si la discussion nous amène à participer, sous quelque forme que ce soit, à la formation d’un gouvernement, cela sera soumis au vote des militants”, a-t-il ajouté.

Les discussions pourraient aboutir sur autre chose qu’une nouvelle “grande coalition” entre les sociaux-démocrates et le bloc conservateur, comme par exemple sur une décision du SPD de ne pas faire obstacle à un gouvernement minoritaire dirigé par la chancelière sortante.

RENCONTRE AVEC STEINMEIER JEUDI PROCHAIN

Angela Merkel et Martin Schulz seront reçus ensemble jeudi prochain par le président Walter Steinmeier, ont annoncé les services de la présidence.

Horst Seehofer, le numéro un de l’Union chrétienne-sociale (CSU), alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, sera également présent à cette réunion, a précisé vendredi une porte-parole de la présidence allemande.

“Après avoir rencontré cette semaine les dirigeants de la CDU, de la CSU et du SPD, le président fédéral a accepté une réunion conjointe au château de Bellevue”, résidence officielle du président, a-t-elle ajouté.

Le SPD est prêt à entamer des négociations de coalition avec d’autres formations politiques pour sortir l’Allemagne de l’impasse politique, avait indiqué auparavant un dirigeant de la formation de centre gauche.

“Le SPD ne dira pas non à des discussions”, a dit à la presse Hubertus Heil, secrétaire général du SPD, après plusieurs heures de réunion des dirigeants du parti.

SORTIR DE L’IMPASSE

Hubertus Heil n’a pas précisé avec quels autres partis les sociaux-démocrates sont prêts à entamer des négociations, ni s’ils envisagent de conduire une coalition de gouvernement ou simplement de garantir à Merkel un soutien dans le cadre d’un gouvernement minoritaire.

La chancelière allemande, dont le parti a enregistré un score historiquement bas lors des élections législatives de septembre, n’est pas parvenue à bâtir une coalition autour de sa formation.

Après plusieurs semaines de discussions exploratoires, les libéraux du FDP ont annoncé dimanche qu’ils renonçaient à participer à un gouvernement d’alliance avec la CDU et avec les écologistes.

De son côté, le SPD, qui a subi son plus cuisant revers aux législatives depuis 1949, avait dans un premier temps décidé de retourner dans l’opposition, affirmant ne pas vouloir renouveler l’expérience d’une “grande coalition” avec la CDU et la CSU comme cela a été le cas entre 2013 et 2017.

Mais cette décision de Martin Schulz était contestée ces derniers jours, notamment par une trentaine de députés du SPD.

La situation de blocage actuelle place la chancelière allemande face à la plus grave crise politique qu’elle ait connue depuis son arrivée au pouvoir.

Angela Merkel a précisé cette semaine qu’elle préférait retourner devant les électeurs pour un nouveau scrutin législatif plutôt que diriger un gouvernement minoritaire. (Avec Josef Nasr, Andrea Shalal et Andreas Rinke; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français)

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