November 24, 2017 / 10:33 AM / 5 months ago

Natixis et Oddo étudient un mariage du courtage actions-source

PARIS, 24 novembre (Reuters) - Natixis et Oddo BHF envisagent de rapprocher leurs activités de courtage actions dans la perspective de l’entrée en vigueur l’an prochain de la directive européenne MiFID II qui impose une séparation des frais de recherche et d’exécution, a-t-on dit vendredi de source proche du dossier, confirmant une information de l’Agefi.

L’opération, si elle se confirme, amplifierait le mouvement de consolidation dans ce secteur après l’apport par le Crédit Agricole de son broker CA Cheuvreux à Kepler et l’alliance entre BNP Paribas et Exane, conclue en 2004 et renouvelée pour cinq ans en 2015.

Selon l’Agefi, qui cite plusieurs sources internes et externes, les deux groupes espèrent faire aboutir leurs discussions d’ici Noël.

Le schéma envisagé verrait Natixis, filiale de BPCE, apporter ses équipes d’intermédiation actions à Oddo qui a pris une envergure européenne avec le rachat de Seydler et BHF, poursuit l’agence économique et financière.

La source a toutefois précisé à Reuters qu’il était trop tôt pour dire la forme que prendrait un éventuel rapprochement, plusieurs options étant possibles depuis une coentreprise jusqu’à une vente pure et simple.

Les deux groupes, dont les dirigeants se connaissent bien, n’ont pas d’urgence à aboutir à un accord, a-t-on dit de même source.

Le périmètre concerné chez Natixis concerne au total moins d’une centaine de personnes en incluant le courtage et la recherche, précise l’Agefi. Le reste de la recherche, notamment crédit et les activités de primaire actions (ECM) resteraient logées dans la banque, ajoute l’agence.

“Si les discussions se prolongent, c’est aussi pour éviter de reproduire ce qui s’est passé avec Kepler Cheuvreux”, explique une source citée par l’Agefi, rappelant que l’intégration de CA Cheuvreux dans Kepler s’était traduite par 290 suppressions d’emplois sur 360 en France et 500 sur 700 en Europe.

La directive européenne MiFID II, qui imposera dès janvier de distinguer le prix de la recherche financière des frais d’exécution, met sous pression les maisons de courtage.

Elle pourrait notamment pousser les investisseurs, confrontés à un nouveau poste de dépenses, à réduire le nombre de courtiers auxquels ils ont recours.

Les négociations en cours actuellement entre sociétés de gestion et courtiers sur la tarification de la recherche font également apparaître une forte baisse des prix.

Maya Nikolaeva et Blandine Hénault, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot

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