November 21, 2017 / 5:03 PM / 5 months ago

France-Légère réduction des inégalités avec les réformes de 2016

PARIS, 21 novembre (Reuters) - Les nouvelles mesures sociales et fiscales mises en place en 2016, dernière année pleine du quinquennat de François Hollande, ont entraîné une légère redistribution en faveur des personnes les plus modestes et ont un peu réduit les inégalités de niveau de vie, selon l’Insee.

Les réformes intervenues l’an dernier sur les prestations (prestations familiales, allocations logement et minima sociaux) et les prélèvements directs (cotisations salariales, contributions sociales et impôt sur le revenu) ont eu pour conséquence une légère augmentation du niveau de vie moyen des 20% de personnes les plus pauvres, observe l’institut dans l’édition 2017 de son “Portrait social” de la France, publiée mardi.

Ces réformes socio-fiscales, “guidées à la fois par un objectif de réduction du déficit public (...) et de soutien aux revenus modestes” se sont soldées par une hausse de 1,8% du niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus modestes et de 0,8% pour les 10% suivants, par rapport à la situation qui aurait été la leur si aucune de ces mesures n’avait été prise.

Elles ont en revanche provoqué une légère diminution (-0,1%) du niveau de vie moyen des personnes les plus riches et n’ont exercé qu’un effet limité sur le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population, qui aurait été inférieur de 0,2% en l’absence de réformes.

Globalement, les réformes de 2016 “réduisent très légèrement les inégalités de niveau de vie entre les individus modestes et les plus aisés”, note l’Insee.

Principal moteur de cette évolution : la création de la prime d’activité en remplacement du RSA activité et de la prime pour l’emploi, qui a contribué à hauteur de 69% à cette légère réduction des inégalités.

Les autres mesures sur les prélèvements (hausse des cotisations vieillesse, renforcement de la décote de l’impôt sur le revenu) ont représenté 28% de cette légère baisse des inégalités, dont seuls 3% sont imputables aux autres mesures concernant les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux, allocations logement).

Au-delà de l’impact global, l’effet des différentes réformes est différencié selon la position des personnes dans l’échelle des niveaux de vie, a expliqué lors d’un point presse Laure Omalek, de la direction des études et des statistiques du ministère des Affaires sociales et de la Santé (Drees), qui a collaboré à cette étude.

“L’ensemble des réformes mises en oeuvre en 2016 a bénéficié avant tout aux 20% de personnes les plus modestes, grâce notamment à la prime d’activité, mais aussi aux personnes de niveau de vie intermédiaire, sous l’effet des baisses ciblées d’impôt sur le revenu avec la décote”, a-t-elle déclaré.

Parallèlement, les 10% de personnes les plus aisées ont été légèrement pénalisées du fait de la hausse des taux des cotisations retraites.

“Les réformes de 2016 ont bien contribué a réduire les inégalités de niveau de vie, ce qui était déjà le cas les années précédentes, ce qui ne préjuge pas de l’évolution réelle des inégalités” puisque d’autres facteurs socio-économiques jouent, au delà des seules réformes socio-fiscales prises en compte dans cette étude, a souligné Laure Omalek. (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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