November 21, 2017 / 9:52 AM / 9 months ago

GB/Indicateurs-Resserrement inattendu du déficit budgétaire

LONDRES, 21 décembre (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE MOINS MARQUÉ QUE PRÉVU EN NOVEMBRE

21 novembre - Les finances publiques du pays ont enregistré en novembre une amélioration inattendue, selon des statistiques officielles publiées jeudi montrant que le déficit budgétaire s’était resserré à la faveur de solides recettes fiscales.

Hors impact du soutien public au secteur bancaire, ce déficit budgétaire ressort à 8,694 milliards de livres (9,79 milliards d’euros), contre en 8,860 milliards novembre 2016 et un chiffre de -8,9 milliards attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.

La Grande-Bretagne subit un ralentissement de sa croissance à la suite du référendum de juin 2016 en faveur de la sortie de l’Union européenne mais une telle évolution affecte généralement avec un temps de retard les finances publiques.

En outre, la poussée inflationniste provoquée par le Brexit dope certaines classes de recettes fiscales.

Sur les huit premiers mois de l’exercice budgétaire, le déficit a néanmoins été réduit de 6,1% à 48,1 milliards de livres, précise l’ONS, l’institut national de la statistique.

L’ONS a précisé que la dette publique, hors impact des banques et des mesures de soutien de la Banque d’Angleterre, atteignait 1.575 milliards de livres en novembre, soit 76,7% du produit intérieur brut (PIB), ce qui représente une baisse de plus de trois points de pourcentage par rapport à octobre.

Fin novembre, lors de la présentation de son projet de budget 2017-2018, le gouvernement a toutefois revu en baisse ses prévisions de croissance d’une économie plombée par le Brexit, tout en prévoyant d’augmenter fortement son recours à l’emprunt sur les dix prochaines années.

Tableau

* L’INDICE GFK DU SENTIMENT DU CONSOMMATEUR À -13

21 décembre - Le sentiment du consommateur est tombé ce mois-ci à son plus depuis quatre ans, les ménages n’ayant guère une vision optimiste de l’avenir de leurs finances en raison des pressions inflationnistes induites par la décision de sortir de l’Union européenne.

L’indice de confiance des consommateurs publié vendredi par l’institut GfK est ainsi tombé à -13, au plus bas depuis décembre 2013, contre -12 en novembre.

Selon GfK, le résultat du référendum du 23 juin 2016 en faveur du “Brexit” et la première hausse des taux d’intérêt en 10 ans de la Banque d’Angleterre, intervenue début novembre, pèsent sur le moral des consommateurs.

A 3,1% en novembre, l’inflation a atteint un pic de près de six ans, augmentant à un rythme beaucoup plus rapide que les salaires.

“Tout ceci ne sera certainement pas résolu rapidement donc il y a toutes les chances pour que l’on descende encore plus bas en 2018”, a déclaré Joe Staton, analyste chez GfK.

Contrairement à la plupart des autres pays développés, la Grande-Bretagne a subi un ralentissement de sa croissance économique cette année.

L’indice GfK est calculé sur la base d’un sondage mené auprès de 1.998 personnes entre les 1er et 15 décembre pour la Commission européenne.

* HAUSSE DE 1,6% DES VENTES AU DÉTAIL EN NOVEMBRE SUR UN AN

14 décembre - Les ventes au détail ont augmenté plus que prévu en novembre, soutenues par le Black Friday, montrent les données publiées jeudi par l’ONS.

En dépit d’une inflation en hausse et du ralentissement de la croissance des salaires, ces ventes ont progressé de 1,6% en rythme annuel, après avoir été stables en octobre, une hausse nettement supérieure au consensus des économistes qui tablaient sur +0,3%.

Ces chiffres devraient rassurer la Banque d’Angleterre, qui a relevé le 2 novembre ses taux d’intérêt pour la première fois en dix ans. L’institut d’émission annoncera sa décision de politique monétaire à 12h00 GMT.

Les promotions du Black Friday ont largement contribué à la solide croissance des ventes le mois dernier, relève l’ONS.

D’un mois sur l’autre, les volumes des ventes ont progressé de 1,1% le mois dernier, après + 0,5% en octobre. La croissance est là encore supérieure au consensus de 0,4%.

Sur les trois mois à fin novembre, ce qui permet d’atténuer la volatilité mensuelle des données, la croissance des ventes s’est établie à 1% par rapport à il y a un an, le rythme le plus faible depuis mai 2013.

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* SALAIRES EN HAUSSE MAIS L’EMPLOI SE DÉGRADE ENCORE

13 décembre - La croissance des salaires a légèrement accéléré sur les trois mois à octobre mais le nombre de sans emploi a de nouveau augmenté, témoignant d’une prudence accrue des employeurs sur fond d’incertitudes concernant le Brexit.

Le nombre de personnes ayant un emploi a reculé de 56.000 sur ces trois mois, plus forte baisse depuis la mi-2015, selon les chiffres publiés mercredi par l’ONS. Il s’agit de la deuxième baisse consécutive.

Le taux de chômage s’est maintenu à 4,3%, son plus bas niveau depuis 40 ans, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une baisse à 4,2%.

En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits a augmenté de 5.900 à 817.500, davantage que la hausse de 3.200 attendue, après déjà une augmentation de 6.500 en octobre, chiffre révisé en hausse de 1.100.

Les salaires, primes comprises, ont progressé de 2,5% sur les trois mois à octobre en variation annuelle, comme prévu par les économistes, après une croissance de 2,3% sur les trois mois à fin septembre. Hors primes, ils ont augmenté de 2,3% sur un an après +2,2% les trois mois précédents.

La croissance des salaires reste ainsi inférieure à l’inflation, qui a atteint 3,1% en novembre.

Tableau

* L’INFLATION À 3,1% EN NOVEMBRE

12 décembre - Le taux d’inflation a affiché une hausse inattendue en novembre à un pic de près de six ans, accentuant la pression sur les ménages dont les dépenses constituent le principal moteur de la croissance du pays, selon les chiffres publiés mardi par l’ONS.

Par rapport à novembre 2016, l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 3,1%, au plus haut depuis mars 2012, sous l’effet notamment des tarifs aériens, des prix des jeux vidéos et de ceux de certains produits alimentaires comme le chocolat.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 3,0%, comme en octobre.

La statistique des prix producteurs, publiée en même temps et en hausse de 3,0% sur un an, montre en outre que les usines sont confrontées elles aussi à des pressions sur les prix, liées à la hausse des cours du pétrole.

Le taux d’inflation est désormais supérieur d’un point à l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre (BoE) et le gouverneur Mark Carney devra écrire une lettre au ministre des Finances, Philip Hammond, pour expliquer ce que l’institut entend mettre en oeuvre face à cette situation.

La BoE a relevé ses taux directeurs le mois dernier pour la première fois en 10 ans pour contenir l’inflation, en dépit d’une croissance qui ralentit avec l’impact du Brexit.

Avant le vote en faveur du Brexit en juin 2016 et la chute de la livre qui a suivi, le CPI n’était que de 0,5%.

Les prix des matières premières, dont beaucoup sont importées, ont bondi de 7,3% sur un an en novembre après une hausse de 4,8% en octobre. Il s’agit de la première augmentation de ce taux depuis août et de sa plus forte hausse depuis janvier.

L’ONS a également indiqué que les prix des logements en octobre avaient augmenté de 4,5% sur un an dans l’ensemble du Royaume-Uni, contre 4,8% en septembre. A Londres, leur hausse de 2,1% est toutefois la plus faible depuis mars.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix producteurs

* HAUSSE DE 0,1% DE LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE EN OCTOBRE

8 décembre - La production manufacturière a progressé en octobre pour un sixième mois d’affilée, sa plus longue série de hausses depuis au moins 20 ans, soutenue par les exportations d’automobiles.

La production manufacturière a augmenté de 0,1% en octobre par rapport au mois précédent, a annoncé vendredi l’ONS. Ce chiffre est conforme au consensus des économistes.

“Si la production manufacturière a été relativement modérée en octobre, en dépit d’une production record d’automobiles destinées à l’exportation, l’évolution sur le long terme montre une forte croissance”, déclare Kate Davies, statisticienne à l’ONS.

En rythme annuel, la production manufacturière a progressé de 3,9% en octobre, également comme prévu, sa plus forte hausse depuis décembre 2016.

Les perspectives de la production manufacturière, qui représente 10% du produit intérieur brut de la Grande-Bretagne, dépendent largement des conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

La Commission européenne a annoncé vendredi que Londres et l’UE avaient effectué des progrès suffisants dans les négociations sur les termes de leur séparation pour passer à la seconde phase des discussions sur leurs futures relations commerciales.

La production industrielle, qui intègre la production manufacturière, a été stable en octobre, comme l’avait anticipé les économistes.

En rythme annuel, elle ressort en hausse de 3,6%, sa plus forte progression depuis décembre 2016.

Les chiffres du secteur des services, le plus important de l’économie britannique, seront publiés le 22 décembre.

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* CREUSEMENT PLUS FORT QUE PRÉVU DU DÉFICIT COMMERCIAL

8 décembre - Le déficit commercial s’est creusé un peu plus fortement que prévu en octobre, à 10,781 milliards de livres (12,376 milliards d’euros), a annoncé vendredi l’ONS.

Il était de 10,453 milliards le mois précédent (chiffre révisé par rapport à une précédente estimation de 11,253 milliards) et les économistes l’attendaient à 11,45 milliards en octobre.

Le déficit commercial total, incluant biens et services, s’est lui aussi détérioré, passant de 1,141 milliards de livres en septembre à 1,405 milliards en octobre.

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* HAUSSE DE 0,6% DES VENTES AU DÉTAIL EN NOVEMBRE SUR UN AN

5 décembre - Les consommateurs britanniques se sont précipités sur les bonnes affaires lors du Black Friday le mois dernier mais une part croissante de leur budget a été amputée par la hausse des prix des produits alimentaires, montre une étude publiée mardi.

La faible croissance des salaires conjuguée à un bond de l’inflation à la suite du Brexit amène de nombreux prévisionnistes à penser que l’économie britannique dans son ensemble continuera de s’affaiblir l’an prochain après le ralentissement enregistré cette année.

Les ventes à périmètre comparable ont progressé de 0,6% en rythme annuel le mois dernier, selon l’enquête du British Retail Consortium (BRC). Cela constitue un rebond par rapport à la baisse de 1,0% observée le mois précédent qui était le mois d’octobre le plus faible depuis 2008.

Malgré cette légère hausse, la situation reste difficile pour les distributeurs qui avaient espéré un coup de pouce plus vigoureux sur leurs ventes à la faveur des promotions de fin novembre.

“Le Black Friday, le grand événement de la distribution du mois, n’a pas fondamentalement changé les tendances sous-jacentes dans les dépenses”, souligne Helen Dickinson, directrice générale du BRC.

Les ventes totales du mois dernier ont progressé de 1,5%, soit au même niveau que la croissance moyenne observée au cours des 12 derniers mois.

Signe que la hausse des prix de nombreux aliments de base affecte les consommateurs, le BRC a indiqué que les dépenses consacrées à l’alimentation au cours des 12 derniers mois avaient augmenté en moyenne de 3,4% en novembre, soit la plus forte progression depuis mars 2013.

En revanche, les remises liées au Black Friday ont surtout servi à avancer à novembre les ventes prévues pour Noël, ajoute le BRC. (Service économique)

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