November 17, 2017 / 10:01 AM / 10 months ago

BOURSE-Regain d'inquiétude pour les banques italiennes

MILAN, 17 novembre (Reuters) - La cotation de la banque italienne Creval a été réservée à la baisse vendredi matin à Milan après l’aveu par un autre établissement de taille moyenne, Banca Carige, de son incapacité à obtenir des garanties pour une augmentation de capital de 560 millions d’euros, un échec qui pourrait compromettre son avenir.

Ce nouvel imprévu dans le long processus d’assainissement du secteur bancaire pèse sur l’ensemble du compartiment financier de la Bourse de Milan: l’indice sectoriel local perd près de 1% et UniCredit, en repli de 1,32%, accuse la plus forte baisse de l’indice large FTSE MIB (-0,51%).

Creval, dont le titre est indiqué en baisse de près de 25%, a annoncé au début du mois son intention de lancer elle aussi un appel au marché, dont le montant pourrait atteindre 700 millions d’euros, soit plus de cinq fois sa capitalisation boursière. Elle a signé dans ce but un mandat avec la banque d’affaires Mediobanca.

Carige, de son côté, a vu capoter au dernier moment mercredi soir les discussions engagées avec Credit Suisse, Deutsche Bank et Barclays, alors qu’elle est censée lever des capitaux frais avant la fin de l’année pour satisfaire les exigences de la Banque centrale européenne (BCE). La cotation de l’action est suspendue depuis jeudi.

“Il est clair que si le projet de Carige échoue, celui de Creval n’aboutira pas non plus, ce qui nécessitera des solutions similaires à celles appliquées aux banques de Vénétie”, a déclaré Giuseppe Sersale, gérant d’Anthilia Capital, en référence aux deux banques régionales que les pouvoirs publics ont dû se résoudre à liquider.

Carige, qui a perdu près de deux milliards d’euros ces quatre dernières années en raison d’importantes dépréciations de créances et d’une chute de ses revenus, a prévenu le mois dernier que les autorités européennes étaient susceptibles d’ordonner sa liquidation si son plan de recapitalisation n’était pas mené à bien.

Le secteur bancaire italien dans son ensemble est handicapé par l’accumulation de plus de 300 milliards d’euros de créances douteuses, près d’un tiers de l’ensemble des “prêts non performants” (non performing loans, NPL) des banques de la zone euro.

Valentina Za et Danilo Masoni; Marc Angrand pour le service français, édité par Patrick Vignal

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