November 14, 2017 / 8:56 AM / 9 months ago

LEAD 2-Buberl veut recentrer Axa sur un nombre plus restreint de pays

* Développement et M&A concentrés sur 16 pays prioritaires-DG

* Des cessions potentielles dans 26 plus petits pays

* 20% du budget annuel du M&A seront dédiés à l’innovation

* €300 mlns d’économies de coûts dans les 2 ans qui viennent

* IPO effective des activités US au T2 2018 (Actualisé avec déclarations du DG et du CFO d’Axa, commentaire d’analyste)

par Matthieu Protard et Maya Nikolaeva

PARIS, 14 novembre (Reuters) - Un peu plus d’un an après son arrivée à la direction générale d’Axa, l’Allemand Thomas Buberl a continué mardi d’imprimer sa marque sur la stratégie de l’assureur français en insistant sur la nécessité de réduire le nombre de pays dans lesquels il opère, ouvrant la voie à de possibles cessions.

Lors d’une journée avec les investisseurs, le directeur général d’Axa a ainsi indiqué qu’Axa allait à l’avenir concentrer son développement sur les marchés qui contribuent le plus aux résultats du groupe ou qui offrent les forts potentiels de croissance.

“Nous voulons nous concentrer sur un nombre plus restreint de pays. Nous voulons nous concentrer sur les pays où nous avons la taille critique et le potentiel”, a souligné devant les analystes Thomas Buberl. “Nous devons simplifier Axa pour accélérer.”

Pour ce faire, seize pays dont 10 marchés développés - Allemagne, France, Belgique, Italie, Hong Kong ou Etats-Unis, notamment - et six pays émergents - Brésil, Chine, Indonésie, Mexique, Philippines et Thaïlande - sont jugés prioritaires.

A eux seuls, ces pays contribuent à hauteur de 87% des résultats d’Axa.

“Notre stratégie M&A (fusions et acquisitions, NDLR) va se concentrer uniquement sur ces 10+6 pays”, a fait savoir le directeur général d’Axa. “C’est un changement en profondeur par rapport à ce que nous avons fait jusqu’à maintenant.”

DES CESSIONS POSSIBLES

L’assureur entend dans le même temps réduire sa présence et rationaliser ses activités dans 26 pays où il n’a pas une taille suffisante, comme en Algérie, en Colombie, en Turquie ou en Russie par exemple.

“Cela ne veut pas dire que tous ces 26 pays seront vendus”, a précisé Gérald Harlin, le directeur financier d’Axa, en réponse à une question d’un analyste.

En Bourse, les annonces faites à l’occasion de cette journée investisseurs ont reçu un accueil mitigé. Après avoir ouvert en hausse en début de séance, le titre Axa a par la suite réduit ses gains avant de se retourner à la baisse.

A 13h30, l’action cède 0,92% à 24,84 euros quand au même moment l’indice Cac 40 abandonne 0,33%.

L’assureur français continue du coup de sous-performer nettement son rival Allianz depuis le début de l’année.

“Je pensais qu’il y aurait davantage de réduction de coûts, je pensais qu’il y aurait plus de croissance”, a fait remarquer un analyste de JP Morgan lors de la session de questions et réponses de la journée investisseurs. “L’accélération est jolie mais pas extra et nous restons juste collés aux objectifs.”

IPO AUX USA POUR LE T2

Avant l’ouverture de cette journée, Axa a annoncé vouloir réaliser 300 millions d’euros d’économies de coûts au cours des deux prochaines années, sur un objectif de 2,1 milliards d’économies sur l’ensemble de son plan stratégique à horizon 2020.

Le groupe entend aussi investir chaque année 200 millions d’euros dans l’innovation, puisés dans son budget annuel d’un milliard d’euros dédiés aux acquisitions.

Cette journée investisseurs a aussi été l’occasion pour Axa de réaffirmer les objectifs de son plan à cinq ans. Le groupe vise une croissance de son résultat opérationnel par action de 3% à 7% par an en moyenne entre 2015 et 2020, ainsi qu’une rentabilité courante des capitaux propres comprise entre 12% et 14% de 2016 à 2020.

Depuis qu’il a pris les commandes d’Axa en septembre 2016, Thomas Buberl a engagé une profondeur réorganisation de l’assureur français.

Outre le lancement au printemps dernier du projet d’introduction en Bourse (IPO) des activités d’assurance vie et de gestion d’actifs aux Etats-Unis, il a procédé lundi à un vaste remaniement de son comité de direction.

Deux poids lourds, Gaëlle Olivier, directrice générale d’Axa Global P&C, et Paul Evans, directeur général d’Axa Global Life, Savings & Health, vont ainsi quitter le groupe, tout comme Amélie Oudéa-Castera, directrice marketing et digital.

L’assureur a en outre franchi une étape supplémentaire lundi soir pour l’IPO de ses activités américaines en déposant son projet auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers.

La future entité cotée, dénommée Axa Equitable Holdings, détiendra un portefeuille de quelque 600 milliards de dollars (environ 514 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Et sa mise sur le marché effective est prévue pour le deuxième trimestre 2018.

Le communiqué: bit.ly/2iTmQsx

La présentation aux investisseurs: bit.ly/2zzgpp0

Edité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below