November 3, 2017 / 12:08 PM / 9 months ago

BOURSE-L'Oréal recule, la faiblesse de certaines divisions déçoit

PARIS, 3 novembre (Reuters) - Le titre L’Oréal recule vendredi à la Bourse de Paris malgré une croissance trimestrielle supérieure aux attentes, plusieurs analystes se montrant déçus par les performances de certaines divisions, qui accentuent à leurs yeux la dépendance du groupe envers l’Asie et ses produits de luxe.

A 13h00, l’action du numéro un mondial des cosmétiques cède 0,47% à 191,55 euros alors que le CAC 40 est pratiquement inchangé. Le titre a perdu jusqu’à 1,14% dans la matinée.

Les ventes du numéro un mondial des cosmétiques ont progressé de 5,1% à taux de change et périmètre constants au troisième trimestre, après une progression de 4,3% au deuxième, une croissance organique supérieure aux attentes (Barclays tablait par exemple sur +4%, UBS sur +4,5%).

L’Oréal explique cette bonne performance par la ruée de la clientèle chinoise sur les produits de luxe, qui bénéficie aussi aux marques comme Louis Vuitton, propriété de LVMH, ou Gucci, détenue par Kering.

A l’inverse, la progression est restée modeste (+2,3%) dans la division grand public (L’Oréal Paris, Garnier Maybelline), la première par le chiffre d’affaires, avec notamment une stagnation des ventes aux Etats-Unis, où le groupe reconnaît ne pas gagner de parts de marché.

Le modèle économique de L’Oréal montre ainsi des signes de polarisation croissante, estiment les analystes de Citigroup, avec “l’Asie et le luxe comme principaux moteurs de croissance alors que les divisions grand public et produits professionnels, comme la région Amérique du Nord, restent les points faibles”.

Ceux de Barclays s’inquiètent eux aussi de cette évolution, en notant qu’”une fois de plus, la croissance est clairement à deux vitesses, le luxe (et les consommateurs chinois) faisant plus que compenser la faiblesse actuelle des marchés développés et du grand public”.

LA DIVISION PROFESSIONNELLE EST UN “FREIN”, NOTE UBS

“L’Oréal devra travailler dur pour ne serait-ce que renouer avec la dynamique antérieure aux Etats-Unis afin d’éviter un atterrissage brutal si la croissance en Chine devait caler”, ajoutent-ils.

UBS parle de son côté d’une division grand public “anémique” et ne se montre guère optimiste sur la possibilité d’un retour prochain à 4% ou 5% de croissance pour cette activité.

La division professionnelle, avec seulement 0,5% de croissance, apparaît comme un “frein” pour L’Oréal, qui “ne s’est pas adapté assez rapidement à l’évolution du marché”, ajoute UBS.

La banque suisse reste néanmoins à l’achat sur la valeur avec un objectif de cours porté à 210 euros (contre 193 euros), en rappelant que L’Oréal présente “l’avantage structurel d’avoir un portefeuille diversifié et ses investissements dans le numérique et dans de nouvelles marques portent clairement leurs fruits”.

De son côté, Investec explique maintenir sa recommandation d’achat, avec un objectif porté à 205 euros, en attendant les journées investisseurs du groupe la semaine prochaine à Berlin, qui pourraient fournir des éléments justifiant un relèvement de ses estimations.

L’intermédiaire ajoute qu’à plus long terme, un éventuel rachat par L’Oréal de participation de Nestlé dans son capital aurait un effet relutif d’environ 10%.

La disparition de Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, en septembre a relancé les spéculations sur les relations entre le groupe de cosmétiques et Nestlé, son deuxième actionnaire avec 23,2% du capital. (Laetitia Volga, édité par Marc Angrand)

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