October 26, 2017 / 5:30 PM / 9 months ago

France – L’Etat confirme ses engagements pour Alstom-Belfort

BELFORT, 26 octobre (Reuters) - Bruno Le Maire et Elisabeth Borne, les ministres de l’Economie et des Transports, ont confirmé jeudi à Belfort les engagements pris par l’Etat en octobre 2016 pour garantir la survie du site local Alstom et de sa production de locomotives et de motrices TGV.

A moins d’un an de l’élection présidentielle, la perspective d’une fermeture du site historique de l’entreprise de transports, qui emploie près de 500 salariés, avait provoqué une mobilisation de l’Etat et de la SNCF, qui s’étaient engagés à anticiper des commandes de rames TGV à hauteur de 500 millions d’euros. Alstom s’engageait de son côté à investir 70 millions d’euros sur le site, dont 30 millions dans le cadre de SpeedInnov, une coentreprise crée avec la SNCF et des financements de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour développer le TGV du futur.

«Les gouvernements passent mais les engagements de l’Etat restent », a déclaré Bruno Le Maire à un groupe de salariés, à l’issue d’un comité de suivi des engagements sur Alstom Belfort, avec les représentants de la direction de l’entreprise, des salariés et des collectivités locales.

“Le TGV du futur se fera ici, à Belfort, les engagements qui ont été pris sur les investissements du futur, je pense en particulier au bus électrique, seront tenus”, a-t-il ajouté en précisant que la production de ce dernier resterait à Duppigheim, dans le Bas-Rhin.

Un an après la crise, la majorité des engagements pris par l’Etat, y compris la commande à l’époque moquée de quinze rames de TGV vouées à rouler à vitesse normale sur la ligne Intercités Bordeaux-Marseille, ont été tenus, offrant au site une charge de travail jusqu’à fin 2019.

« Ils ont fait 80% de ce qu’ils avaient annoncé », reconnaît André Fages, délégué CFE-CGC qui participe au comité de suivi.

Les incertitudes concernent plutôt Alstom et la SNCF. Le premier n’a que très partiellement concrétisé sa promesse d’investissement dans le développement d’une nouvelle gamme de locomotives de manœuvre. La seconde ne lancera pas avant le printemps 2018 ses commandes pour le TGV du futur, seul à même de pérenniser le site au-delà de 2020, selon les syndicats.

« Je pense que le plan de l’an dernier va finir par se réaliser. Pour parvenir au ‘coût objectif’ sur le TGV du futur, il faudra passer par une délocalisation », estime Florian Jardinier, délégué FO, pour qui les motrices, réalisées à Belfort, devront rejoindre La Rochelle où sont construites les voitures passagers.

«Si la pression des prix est trop forte de la part de la SNCF, ça peut conduire la direction à tout regrouper à La Rochelle», juge également Claude Mandart, délégué central de la CFE-CGC.

Interrogé par Reuters, le P-DG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, laisse entendre que l’Etat a les cartes en mains, entre son engagement à pérenniser Belfort et la nécessité de désendetter la SNCF. «Il faut trouver un point d’équilibre», dit-il. (Gilbert Reilhac, édité par Yann Le Guernigou)

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