October 26, 2017 / 8:30 PM / 6 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street finit en hausse, le Nasdaq à la traîne

(Actualisé avec volumes, autres marchés)

* Le Dow a gagné 0,31% et le S&P-500 0,13%, le Nasdaq cède 0,11%

* Une étape de plus franchie pour la réforme fiscale

* Twitter en vedette après ses résultats et prévisions

* Le secteur de la santé à la traîne avec Celgene et BMS

* L’euro chute à 1,1650 dollar après les annonces de la BCE

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK, 26 octobre (Reuters) - Le Dow Jones et le S&P-500 ont fini en hausse à Wall Street jeudi, aidés par des résultats de sociétés et une avancée majeure vers la réforme fiscale promise par Donald Trump, mais le Nasdaq a patiné sous la pression des biotechs.

L’indice Dow Jones a gagné 70,40 points, soit 0,31%, à 23.400,86, regagnant une partie du terrain perdu la veille, et le S&P-500, plus large, a repris 3,25 points ou 0,13% à 2.560,40.

Le Nasdaq Composite a reculé à l’inverse de 7,12 points (-0,11%) à 6.556,77, en dépit d’une bonne performance des technologiques avant les résultats de plusieurs poids lourds du secteur à la clôture.

Même si la biotech Celgene a été une exception notable jeudi, les publications du troisième trimestre ont continué d’être positives dans l’ensemble. Près de la moitié des sociétés du S&P-500 ont publié à ce jour et elles ont été 75% à faire mieux que le consensus, à comparer à une moyenne de 72% sur les quatre derniers trimestres.

La croissance des bénéfices est toutefois de seulement 5,3% à ce stade en moyenne, à comparer à des taux à deux chiffres sur les deux trimestres précédents.

La tendance haussière a été confortée par l’adoption à la Chambre des représentants, certes à une courte majorité, d’une motion budgétaire cruciale pour ouvrir la voie à la réforme fiscale chère au président Trump, dont le projet de loi pourrait être présenté la semaine prochaine.

Les spéculations continuent par ailleurs d’aller bon train sur le prochain président de la Réserve fédérale. Janet Yellen, n’est plus dans la course pour se succéder à elle-même et seuls restent en lice le gouverneur de la Fed Jerome Powell et l’économiste John Taylor, professeur à l’université de Stanford, a rapporté le site Politico en citant une source proche de Donald Trump. Un responsable de la Maison blanche a dit à Reuters qu’aucune décision n’avait encore été prise.

“La bonne tenue des marchés s’explique par le contexte économique, la croissance des résultats et les banques centrales qui gèrent assez bien la sortie de leurs politiques accommodantes”, dit Ron Temple, responsable des actions américaines chez Lazard Asset Management à New York.

“Le seul facteur difficile à prédire est question de la présidence de la Fed.”

TWITTER EN VEDETTE, CELGENE PLONGE

Huit des 11 grands indices sectoriels du S&P-500 ont terminé en hausse, les seules baisses étant pour la santé (-1,03%) et l’immobilier (-0,55%) alors que les services aux collectivités ont fini stables.

Dans la santé, Celgene a plongé de 16,37% après l’annonce de résultats inférieurs aux attentes et une déception sur les ventes de ses principaux médicaments. Dans la foulée, l’indice Nasdaq Biotech a décroché de 2,28%.

Egalement sanctionné, le laboratoire Bristol-Myers Squibb a perdu 4,77% après l’annonce d’une baisse de ses marges au troisième trimestre et AbbVie, qui publiera vendredi, a reculé de 2,41% après le décès de quatre patients, malades par ailleurs, qui participaient à des essais cliniques d’un médicament contre le psoriasis, lequel n’a pourtant pas été mis en cause par les enquêteurs.

En marge de ce secteur, l’assureur santé Aetna a bondi de 11,54% à 178,60 dollars en toute fin de séance en réaction à des informations de presse sur une OPA imminente de l’opérateur de pharmacies CVS Health, qui proposerait plus de 200 dollars par action. L’opérateur hospitalier Tenet Healthcare, qui selon Reuters a renoncé à se mettre en vente, a chuté à l’inverse de 9,17%.

Aux technologiques, Twitter a tenu la vedette avec un bond de 18,49% après des résultats meilleurs que prévu et une reprise de la croissance de son nombre d’abonnés au troisième trimestre. Surtout, le site de micro-blogging n’exclut pas de réaliser le premier bénéfice de son histoire au quatrième trimestre, grâce à la réduction de ses dépenses et à de nouvelles sources de revenus.

Avant leurs résultats publiés à la clôture, Intel a gagné 1,40% et Microsoft 0,17% tandis qu’Amazon.com et Alphabet, la maison mère de Google, terminaient stable.

Au sein du Dow Jones, Nike (+3,40%) s’est distingué après avoir fait état de perspectives positives pour les cinq prochaines années. Le géant chimique DowDuPont , également en vue, a pris 2,76% après une pré-annonce positive sur son bénéfice du troisième trimestre.

L’EURO CHUTE APRÈS LA BCE

Quelque 7,04 milliards d’actions ont changé de mains, à comparer à une moyenne de 5,97 milliards sur les 20 dernières séances.

Sur le marché des changes, l’euro a flanché en réaction aux annonces de la Banque centrale européenne qui va comme prévu réduire le montant de ses rachats d’actifs à compter du mois de janvier mais en les prolongeant jusqu’en septembre prochain, voire au-delà si nécessaire, conservant ainsi une orientation de politique monétaire plutôt accommodante.

L’euro/dollar cédait 1,35% à 1,1652 en fin de séance américaine, sa plus forte baisse depuis juin 2016, et l’indice qui mesure le dollar face à un panier de devises grimpait de 1% à 94,67, un gain sans précédent depuis le 15 décembre qui le hisse à son niveau le plus élevé depuis trois mois.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans a d’abord reculé dans le sillage de ses équivalents européens mais il est reparti à la hausse après une adjudication décevante de papier à 7 ans. Il s’établissait à 2,453% en fin de séance contre 2,444% mercredi soir et celui du papier à 30 ans est remonté à 2,959% contre 2,955%.

Avec la hausse du dollar, l’or s’est déprécié de 0,8% à 1.267,50 dollars sur le marché au comptant, non loin d’un plus bas en trois semaines de 1.266,27.

Les cours du pétrole, eux, ont fini en hausse sur le Nymex, le Brent de mer du Nord gagnant 1,5% à 59,30 dollars, sa clôture la plus élevée depuis le 3 juillet 2015. Le brut léger américain a pris pour sa part 0,9% à 52,64, sa meilleure clôture en six mois. (avec Sruthi Shankar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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