October 25, 2017 / 2:19 PM / 8 months ago

LEAD 2-GSK n'exclut pas de se renforcer dans la santé grand public

* GSK se veut un “consolidateur” dans la santé grand public

* Des inquiétudes pour le dividende font chuter le titre de 5,5%

* Amélioration au T3 due surtout à des réductions de coûts

* GSK réitère sa prévision d’une croissance de 3-5% du BPA en 2017 (Actualisé avec précisions, analyste, cours de clôture)

par Ben Hirschler

LONDRES, 25 octobre (Reuters) - GlaxoSmithKline étudiera la possibilité de se renforcer dans la santé grand public si Pfizer et Merck KGaA s’en désengagent, a déclaré mercredi la directrice générale du groupe pharmaceutique britannique.

Emma Walmsley, en poste depuis avril, a souligné que sa priorité restait la médecine de prescription mais la possibilité d’une acquisition à 15 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros) a fait craindre aux investisseurs une baisse du dividende, ce qui a fait chuter le titre de plus de 5,5% à la Bourse de Londres.

Alors que le numéro un britannique de la pharmacie est à la traîne de son secteur faute d’avoir sorti de “blockbusters” - les médicaments dont les ventes se comptent en milliards de dollars - ces dernières années, la nouvelle directrice générale entend redresser le cap en mettant l’accent sur la R&D et des champs précis comme le VIH et les traitements respiratoires.

Tout en réaffirmant cette ambition mercredi, elle a déclaré que GSK étudierait ses options si, comme attendu, Pfizer et Merck se désengagent de la santé grand public. [nL8N1ML3D4 ]

GSK se voit comme un “consolidateur” sur ce segment de marché fragmenté, a-t-elle dit à la presse. “On regardera bien sûr ces actifs, avec une attention toute particulière portée à la complémentarité (...) mais on veillera aussi à rester focalisés sur la rentabilité.”

“Notre priorité numéro un est d’améliorer notre principale activité, la pharmacie de prescription, et la R&D qu’elle suppose.”

La mise en vente des produits grand public de Pfizer représente un dilemme pour GSK puisque certaines des marques les plus connues du géant américain, comme l’antidouleur Advil ou les multivitamines Centrum, complèteraient bien son offre.

Mais leur prix estimé à quelque 15 milliards de dollars mettraient à mal les finances de GSK, et sa capacité à verser un dividende, au moment même où le groupe veut renforcer sa division pharmaceutique.

GSK pourrait aussi devoir racheter l’an prochain ses parts dans sa coentreprise de “consumer health” avec Novartis si son partenaire suisse décide d’en sortir. Les analystes estiment la facture à environ 10 milliards de dollars.

L’activité grand public du groupe allemand Merck est moins importante mais GSK regardera aussi le dossier si l’occasion se présente, a dit Emma Walmsley.

Parmi les autres prétendants possibles pour la santé grand public de Pfizer et Merck figurent le britannique Reckitt Benckiser, l’américain Procter & Gamble et le suisse Nestlé.

DES RÉSULTATS PEU INSPIRANTS

L’action du premier laboratoire britannique a fini en baisse de 5,52% à 1.429 pence, la plus forte baisse de l’indice londonien FTSE-100 et du FTSEurofirst 300 en Europe.

“Les investisseurs sont très sensibles à la sécurité du dividende”, explique Seamus Fernandez, analyste chez Leerink.

Le titre a aussi pâti de résultats peu inspirants.

GSK a fait état d’un bénéfice ajusté par action en hausse de 3% à 32,5 pence au troisième trimestre, sur un chiffre d’affaires de 7,84 milliards de livres (8,82 milliards d’euros).

C’est légèrement mieux que le consensus Thomson Reuters qui donnait un bénéfice par action de 31,8 pence et un CA de 7,88 milliards de livres, mais l’amélioration est due surtout à des réductions de coûts.

Les résultats ont été aussi aidés par un répit de l’Advair aux Etats-Unis, la concurrence générique pour ce “blockbuster” vieillissant contre l’asthme n’étant pas attendue avant 2018.

“En somme ce sont des résultats assez ordinaires”, résume Steve Clayton, gérant au fonds HL Select UK Income Shares qui détient des actions GSK.

GSK a maintenu sa prévision d’une croissance comprise entre 3 et 5% de son bénéfice par action sur l’ensemble de l’année à taux de change constants.

Le groupe a bénéficié depuis juin 2016 de l’affaiblissement de la livre, qui a gonflé ses revenus à l’étranger, mais cet effet positif s’est estompé au troisième trimestre avec des comparatifs moins favorables. Il s’attend désormais à un effet de change positif de 7% pour ses résultats de 2017, au lieu de 8% précédemment.

A court terme, GSK concentre ses efforts sur trois produits. Les deux premiers, un vaccin contre le zona appelé Shingrix et un traitement respiratoire trois en un, ont déjà été homologués par les autorités et le troisième, une association de deux médicaments pour lutter contre le VIH, pourrait recevoir le feu vert de la FDA (Food and Drug Administration) américaine d’ici le 1er décembre.

Un comité consultatif américain s’est prononcé mercredi par huit voix contre sept pour que le Shingrix soit recommandé de préférence au Zostavax de Merck & Co. (Wilfrid Exbrayat et Véronique Tison pour le service français)

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