11 octobre 2017 / 19:07 / il y a 2 mois

Glyphosate-Macron ne veut ni "procrastiner" ni "stigmatiser"

RUNGIS, Essonne, 11 octobre (Reuters) - Emmanuel Macron a déclaré mercredi qu‘il ne souhaitait ni “procrastiner” ni “stigmatiser” sur le dossier du glyphosate, un herbicide jugé dangereux par les défenseurs de l‘environnement mais que les agriculteurs veulent pouvoir continuer à utiliser.

“Le problème du glyphosate, c‘est le problème de tout le monde et c‘est le problème au premier chef de celles et ceux qui sont au contact chaque jour de ce produit”, a dit le chef de l‘Etat lors d‘un discours sur l‘agroalimentaire au marché de Rungis (Essonne).

“Nous n‘arriverons pas à construire un modèle agricole durable si nous procrastinons parce qu‘il y aura des scandales sanitaires, parce que tôt ou tard ce sera notre responsabilité collective”, a-t-il souligné.

“Nous n‘arriverons pas à faire que ces défis sanitaires et environnementaux se traduisent en actes si à chaque instant nous considérons que l‘ennemi de ces défis c‘est l‘industriel l‘entrepreneur ou l‘agriculteur”, a-t-il ajouté.

“Donc, vous ne trouverez chez moi ni la volonté d‘écarter certains sujets ou de les remettre à plus tard ni la volonté de stigmatiser le monde agricole ou le monde de l‘entreprise quand on aborde ces sujets-là”, a poursuivi Emmanuel Macron. “Il faut entendre ce que certaines associations disent mais il faut savoir aussi accompagner chacune et chacun pour pouvoir le traduire en actes”.

Les inquiétudes sur le glyphosate, un produit largement utilisé dans l‘agriculture et le jardinage, ont donné lieu à l‘ouverture d‘enquêtes aux Etats-Unis et déclenché un débat d‘experts en Europe après des conclusions contradictoires.

En mai, la Commission européenne a proposé de relancer la procédure visant à autoriser de nouveau le glyphosate, présent notamment dans le Roundup de Monsanto, pour les dix prochaines années.

Pour être validée, la proposition de la Commission européenne doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE.

La France a d‘ores et déjà indiqué qu‘elle voterait contre.

Pour permettre aux agriculteurs de diminuer progressivement l‘utilisation de cet herbicide, elle pourrait toutefois proposer une période moins longue, de “cinq à sept ans”, le temps de trouver une autre solution technique, a indiqué le ministre de l‘Agriculture Stéphane Travert fin septembre. (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

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