9 octobre 2017 / 14:38 / il y a 2 mois

Google a repéré des pubs à financement russe sur YouTube, Gmail-WashPost

WASHINGTON, 9 octobre (Reuters) - Google a découvert que des dizaines de milliers de dollars d‘argent russe avaient été dépensés en publicités sur YouTube, Gmail, son moteur de recherche en ligne et d‘autres services, rapporte lundi le Washington Post.

Ces publicités ne semblent pas émaner de l‘organe affilié au Kremlin qui a acheté des annonces auprès de Facebook, ce qui pourrait être le signe d‘une vaste campagne russe de désinformation en ligne, ajoute le quotidien américain.

La filiale d‘Alphabet détient la première régie publicitaire en ligne au monde et son site YouTube est la principale plate-forme de vidéos sur internet.

Google a entrepris d‘examiner de manière plus approfondie les éventuelles tentatives d‘utilisation abusive de ses plate-formes et collabore avec des chercheurs et d‘autres entreprises dans des enquêtes au sujet de la Russie, a dit lundi une porte-parole du géant de l‘internet.

Selon le Washington Post, Google a toutefois minimisé la possibilité d‘une influence russe sur ses plates-formes, ce qui ne l‘a pas empêché d‘ouvrir une enquête sur le sujet.

Aussi bien Twitter que Facebook ont ​​déclaré que la Russie avait acheté des publicités et détenait des comptes sur leurs plates-formes.

Une source proche de l‘enquête ouverte par Google mais ne travaillant pas au sein du groupe a déclaré que le moteur de recherche avait évalué pour le moment à moins de 100.000 dollars (environ 85.200 euros) les dépenses publicitaires à financement russe potentiel.

Selon la source, Facebook, pour sa part, a comptabilisé une dépense de 100.000 dollars provenant du seul Centre de recherche d‘internet (Internet Research Agency, en anglais), une organisation à affiliation russe.

Le Congrès américain a lancé de son côté plusieurs enquêtes sur une éventuelle ingérence russe lors de l‘élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre 2016. Des parlementaires, aussi bien républicains que démocrates, estiment que la Russie avait l‘intention de semer la discorde aux Etats-Unis, via une campagne de propagande, destinée à influencer l‘élection afin de faire élire Donald Trump.

Des responsables de Google, de Facebook et de Twitter devraient témoigner publiquement devant les commissions de la Chambre et du Sénat sur le renseignement le 1er novembre dans le cadre de ces enquêtes. (Dustin Volz et Makini Brice; Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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