8 octobre 2017 / 10:01 / dans 2 mois

Des milliers de partisans de l'unité espagnole dans les rues de Barcelone

par Sam Edwards

BARCELONE, 8 octobre (Reuters) - Des milliers de partisans de l‘unité espagnole sont descendus dans les rues de Barcelone dimanche une semaine jour pour jour après le référendum controversé sur l‘indépendance de la Catalogne.

Les manifestants agitant des drapeaux espagnols se sont rassemblés bien avant l‘heure prévue du départ du cortège, dans le centre de la ville, à l‘appel de la Société civile catalane, une organisation anti-indépendantiste qui dit représenter la “majorité silencieuse” des habitants de la Catalogne.

Des banderoles brandies par les manifestants proclament que “La Catalogne, c‘est l‘Espagne” ou “Ensemble nous sommes plus forts”.

Samedi déjà, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté à Barcelone, Madrid et dans une cinquantaine d‘autres villes d‘Espagne pour défendre l‘unité du pays ou réclamer l‘ouverture d‘un dialogue pour désamorcer la crise.

Le président de l‘exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional. Il pourrait proclamer unilatéralement l‘indépendance de la Catalogne en s‘appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs de cette consultation qui avait été interdite par le Tribunal constitutionnel. Le “oui” à l‘indépendance l‘a emporté avec 90,18% des voix exprimées par les quelque 2,3 millions d‘électeurs qui se sont déplacés aux urnes malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

Dans un entretien accordé au quotidien El Pais, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, annonce que Madrid pourrait utiliser les pouvoirs que lui confère la Constitution pour suspendre l‘autonomie de la région et l‘empêcher de se séparer de l‘Espagne.

“Je n‘exclus absolument rien qui soit dans le cadre de la loi”, dit-il en réponse à une question sur une activation de l‘article 155 de la Constitution, qui lui permettrait de limoger le gouvernement régional et d‘organiser de nouvelles élections locales.

“Idéalement, il ne devrait pas être nécessaire de mettre en oeuvre des solutions drastiques, mais pour que cela ne se produise pas, les choses vont devoir changer”, ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement exclut en revanche d‘avoir recours à la médiation d‘une tierce partie pour résoudre le conflit.

“Nous allons empêcher l‘indépendance de se produire. C‘est pourquoi je peux vous dire avec une franchise absolue que cela n‘arrivera pas”, insiste-t-il. (Henri-Pierre André pour le service français)

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