6 octobre 2017 / 10:57 / dans 12 jours

France-Parly n'a pas renoncé à vendre des Rafale à la Belgique

PARIS, 6 octobre (Reuters) - La ministre française de la Défense garde l‘espoir de finaliser un accord avec le Belgique pour la vente de Rafale quand bien même son homologue belge a opposé mercredi une fin de non-recevoir à l‘offre de Paris.

La France a proposé début septembre à la Belgique une proposition d‘accord de gouvernement à gouvernement prévoyant, outre la fourniture d‘avions de combat pour remplacer les F-16 vieillissants de l‘armée belge, une coopération dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien.

Le ministre belge de la Défense Steven Vandeput a dénoncé mercredi cette initiative, qui contourne de facto l‘appel d‘offres pour l‘achat de 34 avions de combat, en déclarant devant la commission de la Défense de la Chambre des députés que les Français ne souhaitaient pas “participer à la compétition telle que définie par la décision du conseil des ministres du 17 mars”.

“Aucune offre de prix, ni aucune réponse n‘a été transmise par la France”, a-t-il précisé, tout en ajoutant que la décision finale appartenait au gouvernement.

“J‘ai toujours bon espoir et je suis très déterminée parce que si le ministre de la Défense belge ne s‘est en effet pas exprimé en faveur de cette proposition, il a néanmoins indiqué que c‘était au gouvernement belge de prendre cette décision”, a réagi vendredi Florence Parly sur France Inter.

“Ce qui veut dire que le jeu est encore ouvert”, a-t-elle ajouté.

Deux concurrents tiennent la corde face aux Rafale français de Dassault Aviation : le F-35 de l‘américain Lockheed Martin et l‘Eurofighter Typhoon d‘Airbus, BAE et Leonardo.

“On ne peut rien faire pour contraindre, chaque Etat membre est absolument libre de ses acquisitions, bien sûr”, a souligné la ministre, tout en appelant à la solidarité européenne.

“C‘est un des arguments - ça ne peut pas être le seul naturellement - que j‘ai mis en avant vis-à-vis de mon collègue de la Défense”, a-t-elle dit.

“Entre une offre américaine et une offre britannique, avec la perspective du Brexit que l‘on connaît, c‘est vrai que la construction européenne se porterait mieux si les fondateurs de l‘Union européenne privilégiaient des acquisitions européennes”, a-t-elle plaidé. (Sophie Louet, édité par Jean-Michel Belot)

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