24 août 2017 / 21:39 / dans un mois

LEAD 1-Les USA accusent deux cadres de SocGen dans le dossier Libor

(Actualisé avec détails)

WASHINGTON, 24 août (Reuters) - Le département de la Justice américain a annoncé jeudi avoir mis en accusation deux cadres de Société générale pour leur rôle supposé dans une affaire de manipulation du taux interbancaire Libor, sur lequel s‘appuient plus de 350.000 milliards de dollars de transactions de par le monde.

Dans un communiqué, le département précise avoir accusé Danielle Sindzingre, 54 ans, chargée de la trésorerie de la banque au niveau mondial à l‘époque des faits, et Muriel Bescond, 49 ans, alors à la tête de la trésorerie pour la France, d‘avoir soumis de fausses informations relatives à des taux auxquels la banque était en mesure d‘emprunter de l‘argent.

Société générale n‘était pas disponible dans l‘immédiat pour faire un commentaire.

Sur le site internet de la banque française, Danielle Sindzingre est actuellement répertoriée comme la co-directrice générale du trading obligataire, crédit et devises. La page LinkedIn de Muriel Bescond dit qu‘elle est aujourd‘hui à la tête des dérivés à court terme au sein de Société générale.

Les taux Libor sont calculés en fonction de rapports de banque mentionnant le montant de l‘intérêt qu‘elles ont dû payer pour emprunter de l‘argent.

Depuis que le scandale de la manipulation de ces taux a éclaté, des banques et des sociétés de courtage ont dû régler un total de quelque neuf milliards de dollars (7,6 milliards d‘euros) d‘amendes de par le monde pour régler des litiges de manipulation du Libor. Plusieurs personnes ont été reconnues coupables de crimes.

La justice américaine estime que, entre mai 2010 et octobre 2011, Danielle Sindzingre, Muriel Bescond et d‘autres personnes - qui ne sont ni nommées ni accusées - ont fait en sorte que Société générale fasse état de faux taux plus bas qui ont été utilisés pour fixer le taux Libor en dollars américains.

Selon les procureurs, cette manipulation a eu un impact négatif de 170 millions de dollars sur les marchés financiers mondiaux.

D‘après la justice américaine, cette manipulation des taux avait pour but de restaurer la répuation de Société générale après que des analystes avaient attiré l‘attention sur le fait qu‘elle avait rapporté des taux plus élevés que la moyenne. (Eric Walsh, avec la contribution de Sudip Kar-Gupta, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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