22 août 2017 / 15:14 / il y a 3 mois

GRAPHES-Total devance Shell en Mer du Nord, la concurrence reste vive

* La part des “majors” repasse au dessus des 3/4 de la production

* Après $10 mds d‘opérations, le poids du “private equity” encore limité

* La Mer du Nord attractive avec la faiblesse du risque politique

* Graphique: reut.rs/2g1Wzuq

par Dmitry Zhdannikov

LONDRES, 22 août (Reuters) - Total a ravi à Royal Dutch Shell la place de deuxième producteur de pétrole en mer du Nord avec son rachat des actifs norvégiens et britanniques de Maersk, qui illustre l‘attrait que continue d‘exercer cette zone de production pourtant largement arrivée à maturité.

L‘opération de 7,45 milliards de dollars (6,3 milliards d‘euros) a été largement saluée par les investisseurs et les analystes qui ont souligné qu‘elle permettait à Total de rééquilibrer son portefeuille vers les pays développés après plusieurs opérations d‘envergure dans des zones plus risquées comme l‘Iran ou la Russie.

Elle permet aussi aux huit principales “majors” présentes en mer du Nord de repasser au dessus du seuil des trois quarts de la production totale qui y est réalisée.

Graphique : reut.rs/2g1Wzuq

Plusieurs d‘entre elles ont toutefois cherché activement à se défaire de leurs gisements en mer du Nord, l‘une des zones de production les plus matures au monde et où les développements sont compliqués par les coûts élevés de démantèlement des vieilles infrastructures.

Certains de ces actifs ont été achetés par des firmes d‘investissement privées qui se sont nettement renforcées dans la zone, des acteurs Chrysaor et Siccar reprenant des gisements à Shell, à Engie ou à l‘autrichien OMV.

Mais en dépit de près de 10 milliards de dollars d‘opérations réalisées en mer du Nord au cours des deux dernières années, les société de capital investissement (“private equity”) demeurent des acteurs secondaires avec moins de 10% de la production.

“Dans le contexte d‘un marché mondial des cessions dominé par le pétrole non conventionnel américain et les sables bitumineux canadiens, une opération sur des actifs offshore conventionels apparaît comme une anomalie”, relèvent dans une note des analystes d‘UBS, qui ont relevé leur recommandation sur Total à “acheter” contre “neutre”.

La banque d‘investissement suisse souligne que les occasions de croissance externe en mer du Nord se raréfient car les grands groupes de services aux collectivités européens se sont désengagés de l‘amont tandis que les “majors” ont vendus leurs actifs non stratégiques.

“La vente d‘un autre actif en mer du Nord qui était sur le marché associé à l‘engagement clair de Total dans la zone, souligne que la compétition pour des actifs pourrait rester forte en dépit de cours du pétrole déprimés”, prévient UBS. (Dmitry Zhdannikov, Marc Joanny pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below