13 juillet 2017 / 16:45 / dans 4 mois

Londres envisage d'assouplir les IPO pour attirer Saudi Aramco

LONDRES, 13 juillet (Reuters) - La Financial Conduct Authority (FCA), l‘autorité de tutelle du secteur financier britannique, a proposé jeudi d‘assouplir la procédure d‘introduction en Bourse pour les sociétés contrôlées par des Etats souverains, un geste en faveur du géant saoudien Saudi Aramco (IPO-ARMO.SE) actuellement courtisé par les grandes Bourses mondiales pour sa cotation secondaire.

La FCA propose de créer une procédure d‘introduction séparée, avec des contraintes allégées en matière de gouvernance et de flottant, pour les sociétés contrôlées par des Etats étrangers souverains et qui émettent des certificats des dépôt cotés à la Bourse de Londres.

Des groupes étrangers comme les compagnies nationales russes Gazprom et Rosneft ont déjà des certificats de dépôts cotés à Londres plutôt que des actions propres.

“La refonte du régime de cotation permettrait de rendre les marchés britanniques plus accessibles tout en maintenant dans une large mesure les protections actuelles”, a déclaré Andrew Bailey, le directeur général de la FCA.

L‘introduction en Bourse de Saudi Aramco promet d‘être la plus importante de l‘histoire. “Aucune décision n‘a encore été prise sur le lieu qui sera choisi”, a dit à Reuters une source de la compagnie pétrolière saoudienne après les annonces de la FCA, qui participent des efforts du gouvernement et de la City pour préserver le rayonnement de la place de Londres après la sortie du Royaume-Uni de l‘Union européenne.

Certains gérants britanniques, après avoir déjà exprimé des réserves sur la gouvernance d‘Aramco, craignent un niveau de protection moins élevé, notamment pour les intérêts des investisseurs minoritaires.

“Un segment premium sans toutes les garanties pour les investisseurs n‘est pas un segment premium et n‘apportera pas les protections qu‘attendent les investisseurs”, a déclaré Chris Cummings, directeur général de l‘Investment Association.

“On dirait que la FCE consulte sur les moyens d‘amender les règles de cotation existantes afin de répondre aux particularités d‘une entreprise. Ce n‘est pas une stratégie très efficace pour réglementer le marché dans son ensemble”, a renchéri Ashley Hamilton Claxton, responsable de la gouvernance d‘entreprise chez Royal London Asset Management.

Le London Stock Exchange a fait de la cotation d‘Aramco une priorité et son directeur général a accompagné la Première ministre Theresa May lors d‘un déplacement en Arabie saoudite en avril. Ils ont rencontré ensemble les dirigeants du fonds souverain du pays, qui jouera un rôle de premier plan dans le choix de la Bourse.

Andrew Bailey a dit à Reuters que son initiative n‘avait pas été discutée avec le gouvernement. “Ce n‘est pas à l‘instigation du gouvernement ou du LSE, dont nous sommes l‘autorité de tutelle”, a-t-il déclaré.

Le New York Stock Exchange, également en lice pour la cotation d‘Aramco, ne propose pas de seuil minimal pour la part de capital mise en Bourse alors que le LSE exige actuellement un flottant d‘au moins 25%. (Dasha Afanasieva et Clara Denina, Véronique Tison pour le service français)

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