30 juin 2017 / 10:19 / il y a 2 mois

LEAD 1-France-GM&S liquidé en attendant l'examen de l'offre de reprise

* GM&S en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité

* La justice examinera le 17 juillet l'offre de reprise de GMD

* 20 millions d'euros de financement nécessaires

* GMD, l'Etat, Renault et PSA vont investir chacun 5 millions (Actualisé avec précisions et déclaration Griveaux)

PARIS, 30 juin (Reuters) - Le tribunal de commerce de Poitiers a prononcé vendredi la liquidation judiciaire de l'équipementier GM&S Industry avec une poursuite d'activité jusqu'au 21 juillet, le temps d'analyser l'offre de reprise ferme déposée la veille par le groupe GMD, a annoncé l'avocat du comité d'entreprise.

"L'audience d'aujourd'hui n'avait pas pour but d'examiner l'offre de reprise", a dit à Reuters Jean-Louis Borie, précisant qu'une nouvelle audience se tiendrait le 17 juillet afin de statuer sur la seule offre de reprise, déposée par l'entreprise GMD, un autre équipementier.

L'offre propose de reprendre 120 salariés sur les 277 que compte l'usine de la Souterraine, dans la Creuse.

Avant l'annonce du tribunal, Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, a dit espérer cette décision, afin d'avoir du temps notamment pour discuter sur le nombre d'emplois conservés par le repreneur.

"Nous aurons encore les semaines de juillet à mettre à profit sur la finalisation financière, sur le type d'outils et quels types d'investissements puis sur l'accompagnement social", a-t-il déclaré vendredi sur RTL.

L'ETAT, RENAULT ET PSA AU CHEVET DE L'USINE

Le groupe GMD réclame un investissement de 10 millions d'euros et un accompagnement des pouvoirs publics. De son côté, Benjamin Griveaux chiffrait vendredi le besoin de financement de l'entreprise à hauteur de 20 millions d'euros.

"Le repreneur y a mis sa part, environ 5 millions d'euros. L'Etat y prendra sa part pour un montant à peu près équivalent", a-t-il ajouté, précisant que les constructeurs Renault et PSA participeraient aussi à cet effort.

Le ministère de l'Economie a contacté à plusieurs reprises PSA et Renault, les principaux donneurs d'ordres, pour qu'ils permettent à l'usine de trouver une solution pérenne à ses difficultés financières.

PSA a confirmé jeudi qu'il passerait des commandes à hauteur de 12 millions d'euros par an, comme il l'avait déjà annoncé.

Cet engagement valable pour trois ans, représente au total 36 millions d'euros, auxquels il faut ajouter quatre millions d'euros d'investissements dans les outillages de l'usine afin de préparer la fourniture de pièces pour de futurs modèles PSA, avait précisé un porte-parole de l'entreprise à Reuters.

Renault, selon Bercy, a pour sa part confirmé qu'il apporterait dans le cadre de cette offre de reprise un soutien financier aux investissements de GMD d'un "montant maximal de 5 millions d'euros".

Ce soutien s'ajoute à ses engagements de commandes à hauteur de 10 millions d'euros annuels annoncés le 21 mai.

La tension était montée de plusieurs crans mardi entre le gouvernement français et les salariés de l'équipementier automobile, qui réclamaient une reprise d'au moins 180 salariés, ainsi que des indemnités supra-légales.

Ces derniers ont allumé plusieurs incendies dans l'usine en protestation, localisés dans des zones restreintes. Ils se disent prêts à mener d'autres actions s'ils n'obtiennent pas ce qu'ils réclament. (Caroline Pailliez et Cyril Camu, édité par Yves Clarisse)

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