27 juin 2017 / 21:50 / dans 5 mois

Le président brésilien dénonce sa mise en cause par la justice

BRASILIA, 27 juin (Reuters) - Le président Michel Temer a dénoncé mardi les accusations portées contre lui par le plus haut représentant du ministère public brésilien, les qualifiant de “fiction”.

Le procureur Rodrigo Janot l‘a accusé lundi soir d‘avoir accepté des pots-de-vin d‘une valeur de plusieurs millions d‘euros, et déclaré que le président avait “trompé les citoyens brésiliens”.

Michel Temer a répondu mardi que ses principaux accusateurs, les dirigeants du groupe agroalimentaire JBS, ne l‘avaient mis en cause que pour échapper eux-mêmes à la justice et à la prison.

“J‘ai été accusé d‘avoir accepté des pots-de-vin sans pourtant avoir jamais reçu le moindre centime”, a déclaré le chef d‘Etat dans une allocution télévisée. “Je n‘ai jamais vu la couleur de cet argent ni jamais participé à la commission d‘un quelconque délit”, a-t-il affirmé.

Il revient désormais à la Chambre des députés d‘autoriser ou non la Cour suprême du pays à juger le président brésilien, arrivé au pouvoir après la chute de Dilma Rousseff, il y a un peu plus d‘un an.

Les deux-tiers de la chambre basse du parlement brésilien doivent valider la procédure pour qu‘elle puisse suivre son cours, mais les partisans de Michel Temer disent disposer de suffisamment de voix pour lui éviter d‘être juger.

Il est toutefois plus que probable que le procureur Janot alourdisse dans les semaines à venir les charges pesant sur le chef d‘Etat et contraigne ainsi le Parlement à se prononcer à de multiples reprises.

Or, plusieurs parlementaires alliés de Michel Temer redoutent les conséquence d‘une accumulation de votes destinés à soutenir un président déjà très impopulaire.

Si le président était finalement traîné devant la Cour suprême, son mandat serait suspendu pour une durée d‘au moins 180 jours et il serait provisoirement remplacé par le président de la Chambre, Rodrigo Maia. Et s‘il était reconnu coupable, il serait contraint de quitter le pouvoir et il reviendrait au Congrès de lui choisir un remplaçant pour le restant de son mandat, qui s‘achève le 1er janvier 2019. (Brad Brooks et Silvio Cascione, Nicolas Delame pour le service français)

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