14 juin 2017 / 13:24 / dans 3 mois

Whirlpool France-Les salariés pour l'offre "boîtes aux lettres"

PARIS, 14 juin (Reuters) - L‘intersyndicale de l‘usine Whirlpool à Amiens (Somme) a apporté son soutien au projet de reprise de Nicolas Decayeux, chef d‘entreprise et président du Medef du département, qui souhaite fabriquer des boîtes aux lettres connectées sur le site en voie de fermeture, ont déclaré mercredi les représentants du personnel.

La proposition permettrait ainsi de conserver 236 emplois sur les 286 que compte le site, soit la quasi-totalité des emplois après les prochains départs à la retraite.

“Il y a un dossier, celui de Nicolas Decayeux, qui est plus avancé que les autres”, a expliqué Frédéric Chantrelle, délégué syndical CFDT du site. “Il y a encore quelques points à compléter au niveau de la pérennité et des moyens financiers de l‘entreprise, mais l‘idée est plutôt bonne.”

L‘intersyndicale a donné son avis sur les offres de reprise lors d‘un comité central d‘entreprise mardi et s‘est prononcée en faveur de l‘offre de Nicolas Decayeux, dont l‘entreprise fabrique des boîtes aux lettres.

Les repreneurs potentiels avaient jusqu‘au 2 juin pour déposer leurs offres dans le cadre de la loi Florange qui oblige les entreprises qui envisagent de fermer un établissement de taille importante à chercher un acquéreur.

Aucune offre ferme n‘a été déposée à temps. Les propositions peuvent toutefois encore être améliorées et présentées à la direction afin d‘éviter la fermeture du site.

BOÎTES AUX LETTRES RÉFRIGÉRÉES

Whirlpool a annoncé en janvier la réorganisation de sa production de sèche-linge en Europe, avec un renforcement en Pologne et l‘arrêt de la production à Amiens au 1er juin 2018.

Une quinzaine de repreneurs avaient manifesté leur intérêt au gouvernement au moment de l‘annonce. Six ont présenté des offres avancées, selon les délégués syndicaux.

Nicolas Decayeux, président du Medef de la Somme et cogérant de la société Decayeux SAS, souhaite produire des boîtes aux lettres connectées sur le site, explique Frédéric Chantrelle. Ce genre d‘objet permet par exemple aux clients d‘être avertis par message quand ils reçoivent leur courrier.

“Il y a de l‘innovation. Il aimerait même faire des boîtes aux lettres réfrigérées pour les personnes qui souhaitent recevoir des produits frais”, a précisé le syndicaliste.

L‘industriel souhaite aussi louer une partie des locaux à d‘autres entreprises, notamment une blanchisserie et un fabricant de méthaniseurs (bioréacteurs), ce qui permettrait de créer de nouveaux emplois pour la région.

La CFE-CGC, qui ne souhaite pas nommer le repreneur favori tant que le projet n‘est pas signé, explique également que la proposition retenue prévoit, entre autres, de travailler avec des lignes de fabrication flexibles pour produire à la demande.

“Du made in Picardie pour le marché français”, se félicite Cécile Delpiroux, déléguée CFE-CGC.

En attendant la reprise, la production de sèche-linge continue dans l‘usine. Pour éviter une baisse de la cadence avant le départ de Whirlpool, la direction a mis en place une prime de 80 euros par mois pour une production quotidienne de 750 unités par ligne. (Caroline Pailliez, édité par Danielle Rouquié)

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