9 juin 2017 / 08:46 / il y a 4 mois

GB/Indicateurs-Plus net recul des rémunérations réelles depuis 2014

LONDRES, 14 juin (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* BAISSE DE 0,4% DES SALAIRES RÉELS SUR FÉVRIER-AVRIL

14 juin - Le taux de chômage a encore reculé à sur la période février-avril mais les salaires réels ont connu dans le même temps leur plus forte baisse depuis 2014, un signe inquiétant pour l‘économie alors que le pays se prépare à enclencher la procédure de divorce avec l‘Union européenne.

Le taux de chômage est ressorti comme prévu à 4,6%, à son plus bas niveau depuis plus de 40 ans, contre 4,7% en novembre-janvier, a précisé mercredi l‘ONS.

Les rémunérations, primes et bonus inclus, ont augmenté de 2,1% en rythme annuel en février-avril, leur croissance la plus faible depuis février-avril 2016. Les économistes attendaient une augmentation des rémunérations de 2,4%.

En données ajustées de l‘inflation, elles sont en baisse de 0,4%, au plus bas depuis juillet-septembre 2014.

Ce volet de la statistique fait craindre pour la consommation des ménages, l‘un des principaux moteurs de la croissance britannique.

Tableau:

* INFLATION DE 2,9% SUR UN AN EN MAI

13 juin - L‘inflation a bondi de manière inattendue en mai pour atteindre son rythme le plus élevé en près de quatre ans, mettant ainsi sous pression des consommateurs confrontés en plus au climat d‘incertitude né des élections législatives de jeudi dernier, montrent les données publiées mardi par l‘ONS.

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,9% sur un an, la plus forte progression depuis juin 2013, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une hausse de 2,7%.

L‘inflation britannique a accéléré ces derniers mois sous l‘effet de la dépréciation de la livre consécutive au vote de juin 2016 en faveur d‘une sortie de l‘Union européenne.

En mai, la baisse de la livre a surenchéri le coût des vacances des touristes britanniques à l‘étranger, selon l‘ONS.

L‘envolée des prix provient également des jeux vidéos et des équipements informatiques, des biens traditionnellement importés et particulièrement exposés à une dépréciation de la livre et une baisse du pouvoir d‘achat.

Hors énergie et éléments volatils tels que l‘alimentation, l‘inflation a été de 2,6% sur un an en mai. Les économistes attendaient une hausse de 2,4%.

Les prix producteurs ont de leur côté limité leur hausse à 0,1% en mai, après +0,4% en avril, pour un taux stable à +3,6% sur un an, comme attendu par les économistes.

Tableau des prix de détail

Tableau des prix producteurs

* DÉFICIT COMMERCIAL À 10,4 MILLIARDS DE LIVRES EN AVRIL

9 juin - Le déficit commercial marchand britannique s‘est contracté plus que prévu en avril à 10,4 milliards de livres (11,84 milliards d‘euros), notamment en raison d‘une forte baisse des importations de biens, selon des données publiées vendredi par l‘ONS, l‘institut national de la statistique

Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un déficit de 12,0 milliards de livres en avril.

Le volume des biens importés a reculé de 5,1% en avril, effaçant ainsi la hausse enregistrée en mars. Les exportations ont de leur côté reculé de 0,1% en avril comparé à mars.

Mais sur les trois mois à avril, elles ressortent cependant en hausse de 2,1%, tandis que les importations sont stables sur cette période.

L‘ONS a également publié des chiffres pour la production dans la construction en avril, qui a diminué de 1,6% par rapport à mars et de -0,6% sur un an. Le consensus Reuters prévoyait une croissance de 0,3% sur le mois et une baisse de 0,4% sur un an.

Tableau

* LA PRODUCTION INDUSTRIELLE AUGMENTE MOINS QUE PRÉVU

9 juin - La production industrielle a augmenté moins que prévu en avril, ce qui, après une série de trois baisses mensuelles de suite, suggère que l‘économie du pays éprouve des difficultés à retrouver une dynamique.

L‘incertitude née des résultats des élections législatives, qui ont vu la Première ministre Theresa May perdre sa majorité absolue, n‘est pas de nature à donner un nouvel élan à l‘activité.

Selon l‘ONS, la production industrielle a augmenté de 0,2% en avril après s‘être repliée de 0,5% en mars, de 0,8% en février et de 0,3% en janvier.

Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une progression de 0,8%.

Le secteur manufacturier, une composante du secteur industriel, a pour sa part vu sa production augmenter de 0,2% - contre un consensus d‘une hausse de 0,9% - après un repli de 0,6% en mars, de 0,3% en février (chiffre révisé) et de 1% en janvier.

Sur les trois mois à fin avril, la production industrielle recule de 1,2%, accusant son premier repli sur une telle période depuis novembre, et la production manufacturière de 0,7%.

La croissance de l‘économie britannique a fortement ralenti au premier trimestre en raison de la hausse de l‘inflation dans la foulée du “Brexit”, évolution qui a affecté les dépenses des ménages.

Tableau

Les indicateurs britanniques en temps réel

Les indicateurs publiés en mai (Service économique)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below