1 juin 2017 / 14:31 / il y a 5 mois

USA/Immobilier-Baisse inattendue des promesses de vente en mai

WASHINGTON/NEW YORK, 28 juin (Reuters) - Principaux indicateurs du marché immobilier américain publiés depuis le début du mois:

* BAISSE DE 0,8% DES PROMESSES DE VENTE

28 juin - Les promesses de ventes de logements ont reculé de manière inattendue en mai, leur troisième mois de baisse d‘affilée, en raison d‘une pénurie d‘offres, montrent les données publiées mercredi par la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR).

Leur indice, calculé à partir des compromis signés le mois dernier, a reculé de 0,8% à 108,5, contre 109,4 en avril.

Les économistes interrogés par Reuters s‘attendaient au contraire à une hausse de 0,8%.

Sur un an, les promesses de ventes ont diminué de 1,7%.

“Une proportion nettement plus grande de propriétaires de logements par rapport à l‘an dernier est convaincue que c‘est le moment de vendre, mais jusqu‘à ce qu‘ils le fassent, les ventes devraient continuer à stagner et la faiblesse des stocks va continuer à favoriser une vive hausse des prix”, a déclaré Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR.

La pénurie a dopé les prix sur le marché du logement, notamment des biens les plus chers, avec une hausse de 26% par rapport la même période de l‘an dernier pour les biens valant entre 750.000 et un million de dollars.

Les promesses se transforment en ventes après un mois ou deux, et le recul du mois dernier suggère que les reventes, qui ont affiché un repli de 2,3% en avril, pourraient encore baisser.

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* LES PRIX ONT AUGMENTÉ MOINS VITE QUE PRÉVU EN AVRIL

27 juin - Les prix immobiliers dans les 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 5,7% en avril sur un an, soit un rythme moins rapide que prévu, montrent mardi les résultats de l‘enquête mensuelle S&P CoreLogic Case-Shiller.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 5,9% sur un an, après une progression de 5,9% en mars (chiffre non révisé).

Sur une base mensuelle et en données corrigées des variations saisonnières (CVS), les prix immobiliers dans les 20 grandes métropoles suivies par Case-Shiller sont en hausse de 0,3%, contre 0,9% en mars, à comparer à un consensus de +0,4%.

* HAUSSE DE 2,9% VENTES DE LOGEMENTS NEUFS EN MAI

23 juin - Les ventes de logements neufs ont augmenté en mai, et le repli de celles d‘avril a été plus modeste qu‘annoncé, ce qui suggère que le marché immobilier a repris de l‘élan.

Les ventes de logements neufs ont progressé de 2,9% en rythme annualisé CVS le mois dernier, à 610.000 unités, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce.

Les ventes d‘avril ont été révisées en hausse à 593.000 unités en rythme annualisé.

Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé des ventes en hausse de 5,4% à 597.000 unités par rapport aux 569.000 unités précédemment annoncées pour le mois d‘avril.

Sur un an, les ventes ont progressé de 8,9% en mai.

Une économie proche du plein emploi dope la demande immobilière. Des taux de crédit historiquement bas contribuent également à la bonne santé du marché.

Cependant, la hausse des coûts des matériaux de construction et une pénurie de terrains a pesé sur le marché. Avec une demande supérieure à l‘offre, les prix des maisons restent élevés.

Le prix moyen d‘une maison a atteint 345.0800 dollars le mois dernier contre 310.200 dollars en avril

Les stocks de logements neufs ont augmenté de 1,5% à 268.000 unités en mai.

Au rythme des ventes de mai, il faudrait 5,3 mois pour épuiser les stocks, comme en avril. Des stocks de six mois sont considérés comme favorisant un bon équilibre entre l‘offre et la demande.

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* HAUSSE DE 1,1% DES REVENTES DE LOGEMENTS EN MAI

21 juin- Les reventes de logements ont augmenté de manière inattendue en mai aux Etats-Unis, alors qu‘une pénurie d‘offre chronique a poussé les prix moyens à des pics jamais atteints.

Les reventes de logements ont progressé de 1,1% au rythme annualisé de 5,62 millions d‘unités, a annoncé mercredi la National Association of Realtors (NAR), principale fédération d‘agents immobiliers du pays.

Les économistes interrogés par Reuters s‘attendaient en moyenne à une baisse de 0,5%, au rythme annualisé de 5,55 millions d‘unités.

Le nombre de logements sur le marché a augmenté de 2,1%, mais l‘offre reste inférieure de 8,4% à celle de mai 2016.

Le prix moyen des logements a atteint 252.800 dollars, soit une hausse de 5,8% par rapport à mai 2016 qui reflète la rareté de l‘offre.

“Nous assistons à une pénurie de logements, et nous pouvons même utiliser le terme de crise immobilière sur certains marchés,” a déclaré Lawrence Yun, l‘économiste en chef de la NAR.

Un taux de chômage au plus bas depuis 16 ans contribue également à la hausse des prix immobiliers.

Le nombre moyen de jours durant lequel un bien est resté sur le marché en mai s‘est établi à 27, soit le délai le plus court depuis 2011, date à laquelle la NAR a commencé à collecter les données.

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* BAISSE DE 6,8% DES MISES EN CHANTIER EN MARS

16 juin - Les mises en chantier ont reculé en mai pour le troisième mois consécutif, à un plus bas de huit mois, en raison d‘une baisse générale de la construction de nature à raviver les inquiétudes sur le ralentissement de la reprise du marché immobilier.

Selon les données publiées vendredi par le département du Commerce, les mises en chantier ont reculé de 5,5% en données corrigées des variations saisonnières, à un rythme annualisé de 1,09 million d‘unités, soit le niveau le plus bas depuis septembre 2016. En avril, le rythme était de 1,16 million d‘unités et non de 1,17 million comme donné en première estimation.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 1,22 million de mises en chantier en mai.

Sur un an, la baisse est de 2,4%.

Les mises en chantier de maisons individuelles, qui représentent la plus grande partie du marché de l‘immobilier résidentiel, ont également reculé, de 3,9% à 794.000 unités le mois dernier, ce qui est aussi un plus bas de huit mois. La construction de maisons individuelles a perdu de son élan depuis le pic de près de neuf ans et demi touché en février.

Les économistes attribuent ce ralentissement à des limitatione de l‘offre et non pas à la demande de logements en elle-même, qui reste soutenue par un marché du travail proche d‘une situation de plein emploi avec un taux de chômage à un plus bas de 16 ans de 4,3%. Les taux des crédits immobiliers restent également à des niveaux historiquement bas, même s‘ils ont augmenté ces derniers temps/

Le nombre de permis de construire a également diminué, de 4,9% à 1,17 million d‘unités, le niveau le plus bas depuis avril 2016, ce qui laisse à penser que la construction de logements pourrait rester faible au cours des prochains mois.

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* L‘INDICE DE CONFIANCE NAHB EN BAISSE À 67 EN JUIN

15 juin - L‘indice de confiance des professionnels du secteur de l‘immobilier a reculé de deux points, à 67 contre 69, au mois de juin, selon l‘enquête de la fédération professionnelle NAHB publiée mercredi, alors que les économistes l‘attendaient en légère hausse, à 70 points.

Le sous-indice de l‘opinion des professionnels interrogés sur les ventes de logements individuels a lui aussi reculé, à 73 contre 75 en mai, et celui mesurant leur opinion sur les ventes à un horizon de six mois est passé de 78 en mai à 76 ce mois-ci.

* LES DÉPENSES DE CONSTRUCTION BAISSENT DE 1,4% EN AVRIL

1er juin - Les dépenses de construction ont enregistré leur plus forte baisse depuis un an en avril, affaiblies par le recul tant des investissements privés que publics, mais une nette révision en hausse des données du mois de mars souligne la vigueur sous-jacente de ce marché.

Contrairement aux attentes, ces dépenses ont baissé de 1,4% à 1.219 milliards de dollars (1.086 milliards d‘euros) en avril. Le chiffre de mars a été révisé en hausse à 1.235 milliards, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce.

Le chiffre révisé de mars fait ressortir une hausse de 1,1% au lieu d‘une baisse de 0,2% initialement annoncée.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une progression de 0,5% en avril.

Par rapport à la même période de 2016, les dépenses de construction ont augmenté de 6,7%.

Les dépenses de construction privées sont ressorties en baisse de 0,7%, là aussi la plus forte baisse en un an, après avoir augmenté de 1,0% en mars.

Les investissements dans la construction résidentielle privée se sont contractés de 0,7% après six mois consécutif de hausse et ceux dans les structures non résidentielles ont diminué de 0,6% à leur plus bas niveau depuis près d‘un an. Il s‘agit du troisième mois de baisse de ces dépenses d‘affilée.

Les dépenses de construction publiques ont chuté de 3,7%, leur plus forte baisse depuis le mois de juillet 2016, après une augmentation de 1,6% en mars. Au niveau du gouvernement fédéral, elles ont baissé de 5,7% à un plus bas de neuf mois en avril.

Tableau:

Les indicateurs américains en temps réel (Service économique)

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