25 mai 2017 / 12:21 / dans 4 mois

LEAD 1-Pas de "bail in" pour les 2 banques vénètes-Padoan

(Actualisé avec d‘autres déclarations du ministre italien)

MILAN, 25 mai (Reuters) - Le sauvetage de Popolare di Vicenza et de Veneto Banca ne passera pas par un “bail in”, c‘est-à-dire la mise à contribution des créanciers obligataires - voire des déposants - avant le recours à une aide publique, a déclaré jeudi Pier Carlo Padoan, le ministre de l‘Economie italien.

Les deux banques vénètes ont sollicité une aide publique à hauteur de 6,4 milliards d‘euros pour combler une déficit des fonds propres.

“J‘exclus toute possibilité d‘un ‘bail in’”, a dit Padoan à la presse.

Quatre sources ont dit mercredi à Reuters que la Commission européenne avait opposé une fin de non recevoir à une requête sollicitant la réduction d‘une injection de capitaux privés d‘un milliard d‘euros dans les deux banques régionales, injection indispensable à l‘octroi de l‘aide publique demandée.

La CE, qui est en discussion avec Rome depuis des mois sur ces deux établissements, exige cet apport du privé en vertu de nouvelles règles de gestion des crises bancaires qui visent à protéger le contribuable.

Les deux banques, sauvées de la faillite l‘an passé par le fonds mixte Atlante, n‘ont guère de possibilité de faire appel à des capitaux privés.

En témoignent les déclarations faites mercredi par Carlo Messina, l‘administrateur délégué d‘Intesa Sanpaolo, qui estime que les banques en bonne santé ne doivent pas être tenues de voler au secours de leurs concurrentes en difficulté, critiquant au passage la CE, qui tarde, selon lui, à autoriser une aide publique pour ces deux banques mais aussi pour Monte dei Paschi di Siena, la quatrième banque d‘Italie.

Les grandes banques et assureurs italiens ont déjà injecté 4,4 milliards d‘euros dans Popolare Vicenza et Veneto Banca par le biais d‘Atlante, lequel n‘a plus du tout envie de combler le déficit de capital de 6,4 milliards d‘euros décelé par la Banque centrale européenne (BCE).

A la différence de pays tels que l‘Espagne ou l‘Irlande, l‘Italie n‘a pas aidé son secteur bancaire avant l‘entrée en vigueur l‘an dernier de règles communautaires plus strictes. Le gouvernement ne peut plus guère étayer les banques sans porter préjudice aux petits porteurs qui détiennent la plus grande partie de leurs actions et obligations.

Valentina Za et Giuseppe Fonte; Wilfrid Exbrayat pour le service français

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