18 mai 2017 / 08:55 / il y a 3 mois

CORR-LEAD 1-France-Philippe veut une "majorité de progrès" pour durer

(Supprime la référence à Darmanin, § 12)

* Le projet du gouvernement est celui de Macron

* Non-cumul des mandats pour les ministres

* Nucléaire : sûreté et développement des énergies renouvelables

* Il confirme un médiateur pour Notre-Dame-des-Landes

PARIS, 18 mai (Reuters) - Le Premier ministre français Edouard Philippe a affiché jeudi l'objectif d'obtenir une "majorité de progrès" aux élections législatives pour son gouvernement qui, même s'il rassemble des personnalités venues de tous les bords politiques, devra appliquer le programme défendu par Emmanuel Macron.

Au lendemain de la nomination de cette équipe resserrée et ouverte à onze personnalités de la société civile, le chef du gouvernement a reconnu que la composition de l'équipe donnait un sentiment "de transgression".

"Je vois beaucoup d'électeurs de droite, beaucoup d'électeurs de gauche qui se disent qu'on a là une chance unique de tenter quelque chose qui ne s'est jamais fait, d'essayer de donner une majorité de progrès au pays en s'appuyant sur des hommes issus de la droite qui ont envie de travailler avec d'autres, sur des hommes issus de la gauche qui ont envie de travailler avec d'autres et sur des hommes issus de la société civile", a-t-il déclaré sur France Inter.

"C'est un gouvernement bâti pour durer", a-t-il ajouté.

Edouard Philippe a confirmé que la moralisation de la vie publique serait une priorité du gouvernement, avec un projet de loi déposé avant les législatives des 11 et 18 juin.

"Je suis parfaitement conscient que si on veut rétablir le lien de confiance qui s'est distendue entre les Français et les hommes politiques (...) il faut qu'on fasse mieux" en termes de transparence, a déclaré le Premier ministre.

Interrogé sur le non-cumul d'un poste de ministre avec la direction d'un exécutif local, il a répondu : "c'est une consigne claire qui a été formulée par le président".

Lui-même maire du Havre, il a dit qu'il annoncerait sa décision samedi à son équipe municipale. Le nouveau ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devra donc quitter la présidence de la région Bretagne et le ministre de la Justice, François Bayrou, la mairie de Pau.

"Chacun comprend bien que l’effort de redressement qui nous est demandé exige de s’y consacrer à temps plein", a-t-il dit.

"SOUPLESSE ET INTELLIGENCE"

Six ministres nommés mercredi se présentent aux législatives. Ceux qui perdraient devront quitter le gouvernement, a-t-il ajouté : "c’est la tradition républicaine".

Cela vaudra pour le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui se présente devant les électeurs.

Mais si le gouvernement est composé de personnalités de tous bords, Emmanuel Macron a été élu sur son projet, a dit Edouard Philippe, fixant le cap de l'action de son équipe.

"Le coeur [de l'action gouvernementale], c'est évidemment son programme, le coeur ce sont évidemment ses engagements", a-t-il dit, précisant qu'une "forme de souplesse et d'intelligence et de discussion" sera au centre de ce programme.

La marge de manoeuvre de Nicolas Hulot, personnalité de la société civile qui prend la tête d'un grand ministère de la transition écologique comprenant l'énergie, fait débat.

Interrogé sur l'avenir du nucléaire, au lendemain d'une chute du cours d'EDF en bourse après la nomination du très médiatique écologiste, Edouard Philippe, qui a travaillé chez Areva de 2007 à 2012, s'est défendu de faire du nucléaire "la solution à tous les problèmes d'énergie".

"Nous allons aborder cette question avec pragmatisme", a dit le Premier ministre, afin de déterminer "comment on organise pour les 50 ans qui viennent la production d'électricité".

Il s'agit, a précisé Edouard Philippe, "d'atteindre les objectifs qui sont fixés par le président de la République. C'est à dire une approche fondée sur la sûreté et la sécurité du nucléaire et un développement rapide, massif, visible des énergies renouvelables."

Sur l'épineux dossier de Notre-Dame-des-Landes, Edouard Philippe "ne considère pas que, aujourd'hui, on soit en mesure de prendre une choix éclairé".

Il a confirmé la nomination d'un médiateur qui aura pour rôle "d'étudier l'ensemble des options", ne rejetant pas un projet alternatif à la construction de ce nouvel aéroport. (Jean-Baptiste Vey et Cyril Camu, édité par Yves Clarisse)

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