15 mai 2017 / 13:56 / il y a 3 mois

LEAD 1-BOURSE-Le secteur de la cybersécurité recherché après la cyberattaque

(Actualisé avec valeurs américaines, précisions, commentaires)

par Helen Reid

LONDRES, 15 mai (Reuters) - Les valeurs de la cybersécurité et les fonds spécialisés dans ce domaine se distinguent lundi en Bourse des deux côtés de l'Atlantique après les attaques au "rançonlogiciel" qui ont touché des centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde ces derniers jours.

Les attaques, qui ont débuté vendredi, ont touché plus de 50 pays. Selon l'organisme européen de coopération policière Europol, 200.000 ordinateurs sont concernés, surtout dans des entreprises mais aussi dans des services publics.

"Cette attaque aidera les directeurs de la technologie des entreprises à se concentrer sur la vérification des mises à jour des protocoles de sécurité", explique Neil Campling, responsable de recherche en technologies chez Northern Trust. "Dans un tel contexte, les entreprises de cybersécurité voient souvent leurs commandes augmenter."

Un fonds indiciel (ETF) spécialisé coté à Londres, qui regroupe entre autres des valeurs comme le spécialiste des réseaux Cisco Systems ou les sociétés de services Fireeye et Symantec, gagne 3,14% à 13h30 GMT.

A Londres, Sophos, un groupe britannique spécialisé dans la sécurité des systèmes informatiques, prend 7,91%, la plus forte hausse de l'indice FTSE 250 des valeurs moyennes . Le titre bénéficie également d'un relèvement d'objectif de Deutsche Bank.

A Wall Street, les spécialistes Fireeye, Symantec et Cyberark Software prennent de 3% à 5% en début de séance.

La vague d'attaques informatiques a perturbé les activités de dizaines d'entreprises, dont le constructeur automobile français Renault, contraint de maintenir à l'arrêt certaines lignes de production lundi à titre préventif.

MICROSOFT RÉCLAME UNE "PRISE DE CONSCIENCE"

Le directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a expliqué à Reuters que cette attaque avait pour origine des vulnérabilités informatiques connues jusqu'à récemment de la seule Agence nationale de sécurité américaine (NSA) mais qu'un groupe de hackers avait mis dans le domaine public pour le plus grand profit de cybercriminels.

Microsoft (-0,32%) a appelé par la voix de son président, Brad Smith, à une "prise de conscience" des gouvernements après cette attaque, qui a visé une ancienne version du système d'exploitation Windows pour laquelle le géant des logiciels ne fournit plus de correctifs.

Les autorités spécialisées, redoutant une recrudescence d'attaques ce lundi à la réouverture des entreprises fermées pendant le week-end, ont recommandé des mesures de prévention incluant la mise à jour des logiciels, des sauvegardes de données séparées des réseaux et la réinstallation de logiciels "propres".

Les dépenses des entreprises en sécurité informatique devraient augmenter de 10% en Europe d'ici à 2020, selon Brian Lord, cadre de l'entreprise de cybersécurité PGI.

"De nombreuses entreprises ont investi beaucoup sur les technologies de l'information mais pas sur la sécurité qui va avec et il y a un rattrapage à faire", dit-il.

Réduire le coût des atteintes à la sécurité informatique de 10% pourrait permettre aux entreprises d'économiser 17 milliards de dollars par an, lit-on dans une note de Morgan Stanley, qui a relevé son conseil sur Cisco Systems à "surpondérer".

Cisco prend plus de 2% en début de séance à Wall Street, signant la plus forte hausse de l'indice Dow Jones.

Marc Angrand et Patrick Vignal pour le service français, édité par Blandine Hénault

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