7 mai 2017 / 13:37 / dans 6 mois

Ivox Glass Lewis conseille de désavouer la direction de Linde

FRANCFORT, 7 mai (Reuters) - La firme de conseil aux actionnaires Ivox Glass Lewis recommande aux actionnaires de Linde de ne pas soutenir son directoire et ses administrateurs en raison de leur gestion du projet de fusion avec l‘américain Praxair.

La fusion entre égaux doit réunir deux groupes de gaz industriels séparés pendant la Première Guerre mondiale et créer un leader mondial pour concurrencer le français Air Liquide .

Mais ce mariage à 65 milliards de dollars (59 milliards d‘euros) se heurte à une opposition inhabituellement forte des syndicats, qui craignent une perte d‘influence et un coût social élevé, et au scepticisme de nombreux investisseurs.

Les changements précipités à la tête du groupe pendant les négociations avec Praxair l‘an dernier, le refus d‘un vote des actionnaires sur le projet de fusion et la vive opposition des syndicats suscitent des doutes sur la bonne gouvernance de Linde, fait valoir Ivox Glass Lewis qui conseille en conséquence de ne pas ratifier les décisions du directoire et du conseil de surveillance.

Ce genre de vote est habituel en Allemagne et permet aux actionnaires d‘exprimer leur confiance dans la direction des entreprises. Beaucoup de fonds anglo-saxons suivent en assemblée générale les recommandations de sociétés de conseil spécialisées comme Ivox Glass Lewis.

Ingo Speich, gérant d‘Union Investment, l‘un des 15 principaux actionnaires de Linde, a dit qu‘il ne soutiendrait pas la direction.

“Nous ne contestons pas la logique industrielle de la fusion, mais nous critiquons le déficit de gouvernance de l‘entreprise et sa communication aux marchés”, a-t-il déclaré au journal dominical Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

“(Le président du conseil de surveillance) Wolfgang Reitzle semble être le principal moteur de la fusion mais il n‘agit pas de manière transparente. Il manque une réelle distinction des rôles du directoire et du conseil de surveillance”, a-t-il ajouté.

Les deux groupes espéraient arriver à un projet finalisé avant l‘assemblée générale des actionnaires prévue le 10 mai mais les préparatifs ont pris du retard en raison de l‘absence d‘accord avec les syndicats.

Une réunion du conseil de surveillance prévue mercredi dernier pour entériner l‘accord a été reportée sine die.

Dans une interview publiée samedi par le Süddeutsche Zeitung, Wolfgang Reitzle affirme que l‘accord est favorable aussi bien aux investisseurs qu‘aux salariés, qui ont obtenu des garanties sur l‘emploi pendant cinq ans.

Il réitère qu‘il n‘hésitera pas à utiliser son double droit de vote au sein du conseil de surveillance en cas d‘opposition des représentants du personnel, qui composent la moitié de cette instance. (Arno Schütze, avec Georgina Prodhan, Véronique Tison pour le service français)

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