10 avril 2017 / 19:27 / dans 5 mois

FRANCE 2017-Terrorisme-Macron veut faire plier les grands groupes internet

PARIS, 10 avril (Reuters) - Emmanuel Macron a déclaré lundi qu‘il prendrait, s‘il est élu à la présidence française en mai, une initiative internationale notamment au sein de l‘Otan, pour contraindre les grands groupes de l‘internet à coopérer dans la lutte contre le terrorisme.

Ces grands groupes, pour l‘essentiel américains (Google, Apple, Facebook, etc.) doivent s‘engager à retirer “sans délais” les contenus qui servent notamment aux groupes djihadistes à recruter et à diffuser leur propagande, a dit le candidat d‘En Marche ! lors d‘une conférence de presse consacrée à son programme de lutte contre le terrorisme.

“Je souhaite que ces entreprises aient sur ce point une obligation absolue de résultat”, a expliqué l‘ex-ministre de l‘Economie, qui s‘est dit prêt à “la plus grande fermeté en la matière”.

Emmanuel Macron a aussi dénoncé le manque de coopération des “Gafa” face à l‘utilisation par des organisations extrémistes de messageries cryptées.

“Jusqu‘à présent, les grands groupes de l‘internet ont refusé de communiquer leurs clefs de chiffrement ou de donner accès au code, au motif qu‘ils ont garanti contractuellement à leurs clients que leurs communications étaient protégés. Cette situation n‘est plus acceptable”, a-t-il dit.

“Il est essentiel que ces entreprises acceptent un système de réquisition légale de leurs services cryptés, comparable à celui qui existe aujourd‘hui pour le secteur des opérateurs de télécoms”, a-t-il ajouté. “Pour ma part je mettrai en place (...) une obligation de livrer ces codes. Mais cette initiative ne peut aboutir à un vrai résultat et à un succès que si elle est conjointe et menée par plusieurs États.”

Emmanuel Macron a précisé que, s‘il était élu, il mènerait dès le début de son quinquennat “une action en la matière, tant au niveau européen qu‘au sein de l‘Otan”, afin d‘obtenir une “action internationale et coordonnée”.

“Sinon, nous serons conduits immanquablement, si la pression continue à être ce qu‘elle est, à procéder à des interdictions ou à de vrais opérations de représailles”, a-t-il ajouté.

Il a plaidé pour un système de “sanctions crédibles” mais a écarté l‘outil fiscal, “qui ne sert pas à ça”.

“Il faut un processus d‘escalade qui sera à définir et qui soit conduit de manière coordonnée par l‘ensemble des pays”, a souligné Emmanuel Macron, qui a cité des amendes. (Service France)

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