14 février 2017 / 18:06 / dans 9 mois

LEAD 1-Pas d'accord avec la Grèce avant le 20/2 - Dijsselbloem

(Actualisé avec des précisions)

par Toby Sterling et Renee Maltezou

AMSTERDAM/ATHENES, 14 février (Reuters) - L‘examen des réformes économiques entreprises par la Grèce ne sera pas terminé avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) le 20 février, a déclaré mardi Jeroen Dijsselbloem, le président de l‘Eurogroupe.

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers institutionnels au sujet des mesures prises en échange de leur aide butent sur des désaccords en matière de politique budgétaire et de réformes des marchés du travail et de l‘énergie.

“On croit que parce qu‘il y a une réunion de l‘Eurogroupe la semaine prochaine, il faudra avoir conclu; ce n‘est pas comme ça que je vois la chose, c‘est impensable”, a dit Dijsselbloem à la télévision néerlandaise, ajoutant: “Le FMI (Fonds monétaire international) doit être lui aussi présent”.

Athènes veut qu‘un accord soit conclu rapidement pour pouvoir être éligible dès mars au programme de rachats d‘actifs de la Banque centrale européenne (BCE).

L‘Union européenne (UE) et le FMI divergent sur les objectifs budgétaires assignés à la Grèce et le Fonds n‘a toujours pas décidé s‘il participerait au troisième plan de renflouement du pays. Berlin fait de la participation du FMI une condition préalable à tout nouveau crédit.

Avec des élections qui auront lieu cette année en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, il ne reste plus beaucoup de temps à la Grèce pour forger un arrangement, qui la préserverait d‘un défaut à l‘occasion d‘un remboursement de prêt tombant en juillet.

Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, était attendu mercredi à Athènes pour tenter d‘accélérer les choses.

“Nous attendons du FMI (...) qu‘il adopte une approche plus réaliste et plus constructive”, a dit Dimitris Tzanakopoulos, porte-parole du gouvernement grec. “Et de même pour le ministère des Finances allemand”.

Le FMI ne veut pas participer au renflouement de la Grèce s‘il n‘est pas sûr que sa dette sera gérable dans le temps. L‘Allemagne rejette l‘idée d‘un vaste assouplissement de la dette grecque.

Le Premier ministre français Bernard Cazeneuve a dit que la France et l‘Allemagne cherchaient “ensemble” une position “efficace et équilibrée” pour faire face au problème de la dette grecque.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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