14 février 2017 / 16:35 / il y a 9 mois

Forte hausse des transactions sur la dette souveraine française

LONDRES, 14 février (Reuters) - Les volumes échangés sur les obligations du Trésor français ont doublé ce mois-ci alors que l‘incertitude sur l‘issue de l‘élection présidentielle française a propulsé l‘écart de rendement sur la dette souveraine de la France par rapport à celle de l‘Allemagne à des plus hauts de quatre ans, montrent des données publiés mardi.

L‘activité sur les emprunts obligataires des entreprises françaises n‘est pas en reste et semble bien partie pour dépasser le record établi en janvier, selon des données de Trax, une filiale de MarketAxess.

Les volumes quotidiens échangés sur la dette souveraine française ont atteint 16,5 milliards d‘euros en moyenne depuis le début du mois, selon les données de Trax, en hausse de 47% par rapport à la moyenne quotidienne du mois de janvier qui ressortait à 11,2 milliards d‘euros, et deux fois plus que la moyenne quotidienne de la période correspondante de l‘année dernière.

Le volume total des échanges est ressorti à 236,1 milliards d‘euros en janvier, en hausse de 40% par rapport à la moyenne mensuelle de l‘année dernière, a dit Trax.

L‘écart de rendement entre la dette souveraine à 10 ans de la France et celle de l‘Allemagne a frôlé les 80 points de base ce mois-ci, au plus haut depuis 2012, en raison notamment des incertitudes sur l‘issue du scrutin présidentiel en France.

Les investisseurs redoutent en particulier une victoire de Marine Le Pen qui s‘est engagée à faire sortir la France de l‘euro.

Une enquête réalisée par Bank of America Merrill Lynch auprès de gérants de fonds internationaux montre que plus d‘un tiers d‘entre eux estiment qu‘un éclatement de l‘euro constitue le principal risque résiduel pour les marchés financiers internationaux cette année.

Les analystes de CPR Asset Management notent aussi que la moindre présence des investisseurs japonais sur la dette souveraine française a pu contribuer à l‘élargissement de l‘écart de rendement avec l‘Allemagne.

“On peut noter une tendance de fond qui provient de la moindre présence des acheteurs asiatiques et en particulier japonais depuis quelques mois”, écrivent-ils dans leur publication mensuelle “Actifs” du mois de février.

Les investisseurs japonais “avaient toujours considéré la dette française, très liquide et bien notée, comme de la dette allemande avec un peu de spread, mais depuis que la Banque du Japon (BoJ) a modifié sa politique d‘assouplissement quantitatif l‘an passé, les taux long japonais - surtout à 30 ans - n‘ont cessé de monter”, expliquent-ils.

Ce qui a conduit les investisseurs nippons à se reporter sur leur dette domestique au détriment de la dette étrangère et notamment française.

“La dette française a retrouvé une bonne liquidité sur son contrat futur, qui est redevenu un instrument de couverture très pratique, comme le contrat BTP sur la dette italienne pour couvrir le crédit, ce qui amplifie toujours les mouvements, en particulier au cours d‘un mois de janvier 2017 très chargé en émissions d‘OAT sur le marché primaire”, ajoutent les équipes de CPR AM. (Jamie McGeever et Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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