7 novembre 2016 / 17:47 / dans un an

Le Royaume-Uni à l'écart du récent rebond des M&A

* Baisse de 62% des fusions et acquisitions au Royaume-Uni

* $475,91 millions de commissions pour les récentes M&A

* Lazard en passe d‘être numéro un en Europe pour la première fois

* UBS grimpe à la 2e place sur les transactions annoncées en EMEA

* Deutsche Bank tombe au dixième rang mondial

par Sophie Sassard

LONDRES, 7 novembre (Reuters) - Le montant des opérations de fusion-acquisition (M&A) entre sociétés britanniques a chuté de 62%, à son niveau le plus bas depuis 30 ans, depuis le vote du pays pour sortir de l‘Union européenne, montrent lundi les données de Thomson Reuters.

Le total des transactions depuis le référendum du 23 juin s‘élève à tout juste un milliard de dollars (904 millions d‘euros) dans le pays.

Les rachats d‘entreprises britanniques par des groupes étrangers ont également reculé, de 69%, malgré la chute de la livre sterling.

Ces statistiques contrastent avec le rebond récent des acquisitions dans le reste de l‘Europe et aux Etats-Unis.

Rien que sur le mois écoulé, l‘opérateur télécoms américain AT&T a annoncé le rachat de son compatriote Time Warner pour 85,4 milliards de dollars, le fabricant de puces Qualcomm s‘est offert le néerlandais NXP Semiconductors pour 38,5 milliards de dollars et le conglomérat américain General Electric a décidé de fusionner ses activités dans le pétrole et le gaz avec son compatriote Baker Hughes.

Ces trois transactions devraient apporter aux banques d‘affaires des commissions de 475,91 millions de dollars, selon les données compilées par Thomson Reuters et Freeman & Co.

Elles ont fait grimper les commissions mondiales découlant des M&A à 21 milliards de dollars cette année, un chiffre en baisse de 7% par rapport à la même période en 2015.

2015 avait été une année record pour les fusions et acquisitions au niveau mondial avec plusieurs transactions d‘importance impliquant des sociétés cotées au Royaume-Uni. Anheuser-Busch Inbev a racheté SABMiller pour 110,3 milliards de dollars et Royal Dutch Shell a bouclé l‘acquisition de BG Group pour 53 milliards de dollars .

Le rachat en juillet par Softbank du concepteur britannique de puces ARM Holdings a ravivé l‘espoir que la chute de la livre allait entraîner de nouvelles transactions mais peu d‘autres opérations de fusion-acquisition se sont matérialisées depuis.

Au niveau mondial, la banque d‘affaires américaine Goldman Sachs reste le principal bénéficiaire des opérations de M&A, selon Thomson Reuters.

En Europe, c‘est la banque Lazard qui occupe la première place depuis le début de l‘année, devant Rothschild , grâce notamment à son rôle dans la fusion entre Johnson Controls et Tyco International pour 32 milliards de dollars

La banque suisse UBS se classe en deuxième position pour les transactions annoncées cette année en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA), juste derrière Goldman Sachs.

L‘allemande Deutsche Bank, qui est en pleine révision stratégique, est passé du sixième rang au dixième dans les accords annoncés cette année au niveau mondial. (Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)

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