30 août 2016 / 16:36 / il y a un an

LEAD 1-France 2017-Le Medef veut placer l'économie au coeur du débat

* Croissance forte et plein emploi comme objectif commun

* L‘entreprise doit être au centre des projets

* Le Medef compte présenter des propositions aux candidats

* Emmanuel Macron mercredi devant les entrepreneurs (Actualisé avec déclarations supplémentaires)

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines, 30 août (Reuters) - Les candidats à l‘élection présidentielle de 2017, et au-delà l‘ensemble des Français, doivent se fixer pour objectif d‘atteindre une croissance forte associée au plein emploi, a déclaré mardi le président du Medef.

“Je crois que cet objectif, de croissance forte associée au emploi, doit être la clef de voûte de tout programme économique digne de ce nom et ce programme économique devrait être 70% de tous les programmes politiques que les candidats doivent nous présenter dans les jours et les semaines à venir”, a dit Pierre Gattaz en ouverture de l‘université d‘été de la première organisation patronale française à Jouy-en-Josas (Yvelines).

A un peu plus de huit mois de l‘élection présidentielle, il souhaite fédérer pour que l‘économie française parvienne à retrouver une croissance “durablement au-delà de 2% et idéalement à 3%” et un taux de chômage inférieur à 6%.

“Le chômage de masse affaiblit notre pays depuis trop longtemps”, a-t-il observé en prévenant que “la croissance, il faut aller la chercher, on l‘attend trop comme la pluie”.

Pour atteindre cet objectif, “ambitieux mais réaliste”, le président du Medef a estimé que les candidats devraient placer l‘entreprise au coeur de leur programme économique.

Dressant un premier bilan du quinquennat de François Hollande, Pierre Gattaz a salué notamment le “Pacte de responsabilité” et le Crédit d‘impôt compétitivité-emploi (CICE), qui vont selon lui dans le bon sens.

“Mais on n‘a pas été jusqu‘au bout, on est au milieu du gué”, a-t-il estimé en appelant à hâter cette “révolution culturelle économique qu‘il faut faire en France.”

Jugeant que “nous ne sommes pas en crise, nous sommes en mutation”, Pierre Gattaz estime que la France dispose de “tous les atouts pour réussir” face aux ruptures technologiques, économiques, sociétales et environnementales auxquelles elle est confrontée.

EMMANUEL MACRON AU PROGRAMME MERCREDI

Le Medef va préparer des propositions s‘articulant autour de quatre blocs - fiscalité, social, simplification et formation - destinées à alimenter les programmes des candidats à la présidentielle, a indiqué Pierre Gattaz.

Des interventions de nombreux responsables politiques sont prévues lors de cette 18e édition du rassemblement de rentrée du Medef, qui se tient jusqu‘à mercredi.

Le désormais ex-ministre de l‘Economie Emmanuel Macron, qui a présenté sa démission mardi à François Hollande, est attendu mercredi sur le campus de HEC, un an après y avoir égratigné une nouvelle fois les 35 heures.

Interrogé lors d‘un point presse avant l‘annonce de cette démission, Pierre Gattaz avait déclaré qu‘Emmanuel Macron était “le bienvenu au Medef dans tous les cas de figure”.

“S‘il est candidat déclaré, il sera traité comme tous les autres candidats ou représentants de candidats”, c‘est-à-dire qu‘il devra présenter son programme, notamment sur le plan économique, avait-il ajouté.

Outre l‘ancien locataire de Bercy, les quatre principaux concurrents de la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire, sont au programme du rendez-vous de rentrée du Medef.

Marie-Noëlle Lienemann, candidate à la primaire socialiste, doit également intervenir, tandis que le gouvernement sera notamment représenté par Jean-Marie Le Guen, secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement.

“Nous venons écouter ces candidats pour qu‘ils nous expliquent leur vision, ce qu‘ils vont faire pour les entreprises et surtout comment ils vont retrouver forte croissance et plein emploi pour la France”, avait déclaré mardi matin Pierre Gattaz sur Europe 1.

Il avait alors salué les “programmes pragmatiques” présentés par les candidats du parti Les Républicains ainsi que l‘abandon d‘un certain nombre de tabous non seulement dans l‘opposition mais aussi dans la majorité.

“Il y a des tabous qui sont tombés et cela me fait plaisir, à la fois à gauche lorsqu‘on parle d‘inversion de la hiérarchie des normes, lorsqu‘on parle de simplification du droit du travail et à droite, où Les Républicains osent parler de la fin de l‘ISF (impôt de solidarité sur la fortune, NDLR), osent parler de la fin de 35 heures. C‘est du pragmatisme”, a-t-il estimé.

Dans un entretien paru mardi dans Les Echos, Pierre Gattaz avait déjà déclaré attendre des prétendants à l‘Elysée des “engagements forts” pour ramener le chômage en France à 6% et retrouver une croissance supérieure à 2%. (Myriam Rivet, édité par Simon Carraud)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below