13 juin 2016 / 20:17 / dans un an

LEAD 2-Troisième séance dans le rouge pour Wall Street

* Perte de 0,74% pour le Dow et de 0,81% pour le S&P

* Recul de 0,94% pour le Nasdaq (Actualisé avec des précisions, éléments de change et obligataires)

par Yashaswini Swamynathan et Lewis Krauskopf

NEW YORK, 13 juin (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse la première séance de la semaine lundi, accusant son troisième recul consécutif à la veille de la réunion de politique monétaire de deux jours de la Réserve fédérale (Fed), affectée par le retournement baissier des cours pétroliers en cours de journée et par les reculs de poids lourds de la high tech.

Le Comité de politique monétaire (Fomc) de la banque centrale tient réunion mardi et mercredi et les investisseurs sont très anxieux d‘en savoir plus sur le calendrier de la remontée de ses taux directeurs, excluant pratiquement tout durcissement monétaire à l‘issue de cette réunion.

Selon le site FedWatch de CME Group, la probabilité donnée par le marché d‘une hausse des taux mercredi n‘est que de 1%. Elle remonte à 33% pour le mois de juillet.

L‘indice Dow Jones a perdu 132,86 points (0,74%) à 17.732,48 points. Le S&P-500 a cédé 17,01 poins (0,81%) à 2.079,06 points. Le Nasdaq Composite laisse 46,11 points (0,94%) à 4.848,44 points.

Les dix indices sectoriels de l‘indice S&P-500 ont fini dans le rouge, les reculs les plus forts revenant aux valeurs des matières premières (-1,27%) et aux valeurs de l‘informatique (-1,12%).

Le risque d‘un “Brexit” au terme du référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l‘Union européenne (UE) est source de volatilité, surtout sur le marché des changes, et cela ne changera pas pour les deux semaines qui viennent, dit Omar Aguilar (Charles Schwab Investment Management).

A cet égard, l‘indice de volatilité du CBOE a dépassé 21,00 en séance, au plus haut depuis le 25 février, avec un bond des volumes sur les options et les fonds indiciels (ETF). Le VIX a terminé en hausse de plus de 23% à 20,97, sa sixième hausse d‘affilée, une série inédite depuis août.

Les actifs jugés les plus sûrs ont par contrecoup le vent en poupe: l‘or a atteint son niveau le plus élevé depuis la mi-mai et le yen a inscrit un pic de trois ans contre l‘euro et la livre sterling et un plus haut de six semaines face au dollar.

La tuerie survenue dans une discothèque d‘Orlando, en Floride, a également contribué à assombrir l‘humeur du marché.

La Bourse a enfin subi le rétrogradage des actions de Microsoft (-2,6%) et d‘Apple (-1,5%).

Le concepteur du système d‘exploitation Windows a annoncé ce lundi le rachat de LinkedIn pour 26,2 milliards de dollars, s‘engageant ainsi dans la plus grosse acquisition de son histoire pour renforcer son offre de services en ligne en intégrant le premier réseau social dédié aux professionnels, fort de 433 millions d‘utilisateurs.

Standard & Poor’s a annoncé avant la clôture qu‘elle confirmait la note longue AAA de Microsoft, laquelle est assortie d‘une perspective stable. L‘agence de notation pense que cette acquisition ne fera que renforcer la diversité du portefeuille d‘activités de Microsoft même si la base de revenus de LinkedIn, qui a flambé de 46,6%, est relativement modeste.

Apple a annoncé lundi la mise en disponibilité pour les développeurs tiers de son application de commandes vocales Siri.

Toujours dans le secteur informatique, le spécialiste de la sécurité Symantec va renforcer ses services professionnels avec le rachat annoncé dimanche de son concurrent Blue Coat pour environ 4,65 milliards de dollars.

L‘action a gagné 5,3%.

Le volume a été de 6,7 milliards de titres échangés, un peu en deçà de la moyenne quotidienne de 6,75 milliards des 20 dernières séances, selon des données Thomson Reuters.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations américaines à 10 ans est tombé en séance à 1,608%, son plus bas depuis le 11 février, les Treasuries profitant pleinement de leur statut de valeur refuge face au risque d‘un “Brexit”.

La courbe des rendements s‘est aplatie, les investisseurs ayant privilégié les échéances les plus courtes, le spread entre le 2 et le 10 ans tombant à 0,8998, au plus bas depuis novembre 2007.

Avec Gertrude Chavez-Dreyfuss et Dion Rabouin, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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