13 janvier 2016 / 12:25 / il y a 2 ans

LEAD 2-General Electric envisage de supprimer 765 postes en France

* Quelque 6.500 postes menacés en Europe

* Le groupe s‘engage à créer 1.000 emplois en France (Actualisé avec Emmanuel Macron §§8 et 9)

PARIS, 13 janvier (Reuters) - Le groupe américain General Electric envisage de supprimer 6.500 postes en Europe au cours des deux prochaines années, dont 765 en France, a indiqué un porte-parole du groupe, confirmant partiellement une information de l‘Est Républicain.

Le quotidien de Nancy avait évoqué le chiffre de 830 postes menacés en France, essentiellement en région parisienne, après le rachat de la branche énergie du Français Alstom finalisé début novembre.

Lors d‘une réunion au niveau européen mardi, GE a informé les partenaires sociaux qu‘il envisageait la suppression de 6.500 postes en Europe au cours des deux prochaines années dont 765 en France, a dit un porte-parole du groupe en France à Reuters.

“C‘est un projet, les discussions avec les instances du personnel vont commencer aujourd‘hui donc ce projet peut être amené à évoluer”, a-t-il souligné.

Les postes concernés sont essentiellement des fonctions support (ressources humaines, juridique, communication).

Les sièges du groupe à Levallois et à la Défense sont concernés mais le site de Belfort, coeur de l‘ancienne division énergie d‘Alstom, sera épargné.

L‘engagement de General Electric à créer 1.000 emplois nets en France au cours des trois prochaines années est quant à lui maintenu, a dit le porte-parole.

“Cette réorganisation, elle se fait dans les règles, dans la mesure où General Electric s‘est engagé à créer 1.000 emplois nets par rapport au chiffre au moment de la clôture des opérations”, a affirmé le ministre français de l‘Economie, Emmanuel Macron, dans une déclaration transmise par sa porte-parole.

“Nous vérifierons de manière très précise la conformité des créations d‘emplois de General Electric aux engagements pris”, a-t-il poursuivi.

Le porte-parole du gouvernement a quant à lui jugé que ce dernier restait “comptable” de ces créations d‘emplois.

“General Electric au niveau européen se réorganise”, a rappelé Stéphane Le Foll lors du compte rendu du conseil des ministres.

“Mais le gouvernement français (...) est comptable, va être comptable et va surveiller l‘application de l‘engagement pris par General Electric de créer mille emplois”, a-t-il ajouté, évoquant notamment la promesse de créer 250 postes d‘ingénieurs, 310 emplois hautement qualifiés à Belfort et de former 200 jeunes.

La nouvelle division énergie de General Electric, constituée après la finalisation de l‘acquisition des activités d‘Alstom, le 2 novembre dernier, emploie 65.000 personnes dans plus de 120 pays, selon le groupe américain. (Gwenaëlle Barzic, avec Elizabeth Pineau, Michel Rose, Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Yves Clarisse)

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