20 décembre 2015 / 17:13 / il y a 2 ans

France-Impact structurel des attentats de E200 à 300 mls pour la SNCF

PARIS, 20 décembre (Reuters) - L‘impact structurel des attentats du 13 novembre sur le budget de la SNCF “pourrait être de l‘ordre de 200 à 300 millions d‘euros”, a déclaré dimanche Guillaume Pépy qui a annoncé l‘acquisition de “plusieurs centaines” de détecteurs d‘explosifs par la compagnie ferroviaire publique.

Les pertes financières liées aux attentats de Paris et Saint-Denis sont pour l‘heure “de l‘ordre de 50 à 100 millions d‘euros parce que beaucoup de touristes étrangers ne sont pas venus en France”, a expliqué le président du directoire de la SNCF dans le cadre du “Grand Jury” RTL-Le Figaro-LCI.

L‘entreprise, a-t-il poursuivi, table pour son budget 2016 sur “un impact structurel des attentats qui pourrait être de l‘ordre de 200 à 300 millions d‘euros.”

Pour autant, “il n‘y a pas d‘augmentation des tarifs prévue pour 2016”, a dit Guillaume Pépy.

Actuellement, la SNCF fait face chaque mois à “300 alertes au colis suspect dans les gares”. Ces alertes se sont avérées infondées à ce jour.

Pour renforcer son dispositif de sécurité, l‘entreprise a décidé de se doter de détecteurs d‘explosifs, des “Itemiser”.

“On va en acheter plusieurs centaines cette année. Cette machine est en cours d‘homologation”, a dit Guillaume Pépy.

La SNCF dispose d‘ores et déjà de 31.000 caméras de surveillance dans les gares et trains et a dernièrement renforcé les prérogatives de ses 3.500 cheminots chargés spécifiquement de la sécurité. Ils peuvent désormais effectuer des patrouilles armées en civil dans les rames.

L‘entreprise dépense annuellement “à peu près 500 millions d‘euros pour la sûreté”, a rappelé Guillaume Pépy. “Aujourd‘hui à la SNCF, on a l‘obsession de la sûreté.”

Les portiques de sécurité, ainsi que les caissons scanners pour les bagages, qui sont entrés en service dimanche sur les quais du Thalys à Paris et Lille, à destination de l‘Europe du Nord, ont coûté à la SNCF 5,5 millions d‘euros.

“Les portiques, ce n‘est pas la panacée”, a concédé Guillaume Pépy, tout en souhaitant que les autres pays européens concernés -- Belgique, Allemagne, Pays-Bas -- imitent la France.

“Nous pensons, parce que la France est pionnière sur le Thalys, que les autres pays vont eux-mêmes y réfléchir et sans doute prendre la même décision”, a-t-il déclaré.

La ministre de l‘Ecologie, du Développement durable et de l‘Energie, qui supervise les transports, a déclaré jeudi dernier que la France était en discussion à ce sujet avec ses partenaires belges, néerlandais et allemands.

“Ils ont été peut-être surpris par la vitesse de déploiement de ces portiques. Aujourd‘hui, il faut qu‘ils s‘y mettent. Nous allons d‘ailleurs les inviter en janvier pour leur montrer le système”, a dit Ségolène Royal à la presse. (Sophie Louet)

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