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Économie

Le rebond du secteur privé cale avec le repli des services

PARIS (Reuters) - Principaux résultats provisoires des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat en Europe :

L'activité des secteurs privés en France, Allemagne et Royaume-Uni souffre de la faible demande intérieure qui pèse sur les services. /Photo prise le 2 juin 2020/REUTERS/Benoit Tessier

ZONE EURO - LA CROISSANCE DU SECTEUR PRIVÉ À L’ARRÊT

LONDRES - L’activité du secteur privé dans la zone euro a calé en septembre avec le retour en contraction des services, pénalisés par de nouvelles mesures de restriction prises par les gouvernements face à la propagation des cas de contamination par le COVID-19.

L’indice composite, qui combine l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, soit juste au-dessus du seuil de 50 séparant la contraction de la croissance, montrent les résultats préliminaires des enquêtes réalisées par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

Cet indice s’affichait à 51,7 le mois dernier et les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 51,9 pour le mois en cours.

Il a souffert d’une contraction du secteur des services, dont l’indice est tombé à 47,6 contre 50,5 en août alors qu’il était attendu inchangé.

Le recul des services éclipse une légère progression de l’indice manufacturier, à 51,9 contre 51,7 le mois dernier.

“La reprise économique de la zone euro a calé en septembre, l’augmentation du nombre de contaminations par le COVID-19 conduisant à une nouvelle contraction de l’activité du secteur des services à travers la région”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

* ALLEMAGNE-LE SECTEUR MANUFACTURIER EN FORME, LES SERVICES MOINS

BERLIN - L’activité du secteur privé allemand a poursuivi son redressement en septembre après avoir subi le choc de l’épidémie de coronavirus au printemps, grâce notamment à la demande extérieure qui aide les entreprises manufacturières très orientées vers l’export, ce qui compense la faiblesse de la demande intérieure qui pèse sur les services.

L’indice PMI composite calculé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat, qui rassemble les secteurs manufacturier et des services, a reculé à 53,7 ce mois-ci après 54,4 en août.

C’est inférieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient sur un chiffre de 54,1 mais cela reste bien supérieur au seuil de 50, qui marque la séparation entre croissance et contraction de l’activité.

Cette performance moindre que prévu s’explique par la faiblesse du secteur des services, dont le PMI a reculé à 49,1, son plus bas niveau depuis juin.

L’activité manufacturière a été plus résistante, avec un indice PMI en hausse à 56,6, à un pic de plus de deux ans.

* FRANCE - L’ACTIVITÉ DES SECTEUR PRIVÉ À UN CREUX DE QUATRE MOIS

PARIS - L’activité des secteur privé en France a touché un creux de quatre mois en septembre avec un ralentissement marqué des services, montrent les résultats préliminaires des enquêtes réalisées par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite, qui combine l’activité du secteur manufacturier et celle des services, est tombé à 48,5 pour le mois en cours, contre 51,6 en août.

Il touche ainsi son plus bas niveau depuis le mois de mai et retombe sous le seuil de 50, soit en territoire de contraction. Les économistes interrogés par Reuters attendaient cet indice en légère progression à 51,9.

L’indice est particulièrement décevant pour les services, qui chute à 47,5, lui aussi au plus bas depuis le mois de mai, après 51,5 le mois précédent.

Le secteur manufacturier, plus petit, a en revanche progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent et un consensus à 50,5, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance.

“L’augmentation du nombre de cas (de contamination) a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires”, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

Bureaux européens de Reuters, version française Patrick Vignal et Blandine Hénault

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