July 20, 2020 / 5:48 AM / a month ago

Lueur d'espoir à Bruxelles sur le plan de relance, le marathon se poursuit

BRUXELLES, 20 juillet (Reuters) - Au quatrième jour d’un sommet qui devait n’en durer que deux, les dirigeants de l’Union européenne ont fait état lundi matin de progrès dans la recherche d’un compromis sur un vaste plan de relance de l’économie du bloc.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, à la tête des Etats dits “frugaux”, soit les pays partisans d’une stricte orthodoxie budgétaire, a toutefois prévenu que les discussions pouvaient encore se solder par un échec.

Une nouvelle réunion plénière a été programmée à 16h00 (14h00 GMT).

“De difficiles négociations viennent de s’achever et nous pouvons être très satisfaits du résultat d’aujourd’hui. Nous continuerons cet après-midi”, a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays appartient au camp des “frugaux”.

“Nous n’y sommes pas encore, tout peut encore échouer. Mais il y a un peu plus d’espoir que la nuit dernière quand je pensais que c’était terminé”, a renchéri Mark Rutte.

De source française, on indique que les discussions se sont durcies dimanche soir et qu’Emmanuel Macron, suivi par Angela Merkel, ont “tapé du poing sur la table”, le président français avertissant les Etats “frugaux” qu’ils mettaient en danger le projet européen.

Lors d’un repas rassemblant dimanche soir les dirigeants européens, le président du Conseil Charles Michel s’était efforcé de convaincre les uns et les autres d’avancer vers une solution négociée, leur rappelant que la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus avait déjà tué 600.000 personnes dans le monde et que l’heure était à l’union.

L’ÉTAT DE DROIT, AUTRE POINT DE FRICTION

Les Vingt-Sept recherchent depuis vendredi un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d’euros pour tenter de faire repartir leurs économies, paralysées par la fermeture de larges pans de l’activité afin de lutter contre la propagation du COVID-19.

Une proposition de porter le budget pluriannuel commun de l’UE à un peu moins de 1.100 milliards d’euros sur sept ans (2021-2027) est également à l’étude.

Les discussions se heurtent à l’opposition du camp des “frugaux”, mais aussi à celles de pays qui refusent que les fonds qu’ils pourraient obtenir soient conditionnés au respect de principes et à l’instauration de réformes ou que leur emploi soit encadré.

Les dirigeants européens butent toujours notamment sur le montant des subventions qui pourront être accordées et que les Etats “frugaux” souhaitent voir réduit.

De source diplomatique, on affirme que ces pays souhaitent que ces subventions ne dépassent pas le seuil des 350 milliards d’euros alors que les autres, emmenés par la France et l’Allemagne ne veulent pas que ce montant soit inférieur à 400 milliards. Un accord se dessinerait cependant autour d’une somme de 390 milliards.

Le montant du fonds et plusieurs facteurs techniques font également l’objet de délicates négociations.

Parmi ces facteurs techniques, figure l’exigence d’un respect plus strict du principe de l’Etat de droit formulée par les Etats occidentaux et dont plusieurs pays, Hongrie et Pologne notamment, ne veulent entendre parler. (avec Elizabeth Pineau à Paris, version française Patrick Vignal, Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse, édité par Myriam Rivet)

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