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Économie

Les actions tirées par le pétrole et l'espoir sur l'emploi US

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse de près de 1% jeudi, l’accélération du rebond du pétrole et les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis ayant rassuré les investisseurs sur les risques économiques, pourtant soulignés par les chiffres sans précédent des indices PMI “flash”.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse de près de 1% jeudi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une hausse de 0,89% (39,2 points) à 4.451,00 points alors qu'il cédait plus de 0,3% au plus bas du jour. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,88% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,95%. /Photo prise le 23 avril 2020/REUTERS

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une hausse de 0,89% (39,2 points) à 4.451,00 points alors qu’il cédait plus de 0,3% au plus bas du jour. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,88% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,95%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,62%, le FTSEurofirst 300 0,96% et le Stoxx 600 0,94%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street progressait elle aussi nettement, le Dow Jones s’adjugeant 1,13%, le Standard & Poor’s 500 0,98% et le Nasdaq Composite 1,19%.

Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont dépassé le consensus la semaine dernière à 4,427 millions mais elles ralentissent pour la troisième semaine d’affilée, ce qui incite certains investisseurs à conclure que le pire est passé pour le marché du travail après plusieurs semaines terribles.

“La baisse des demandes initiales d’indemnisation chômage est encourageante mais les dégâts sont bien là, la proportion de personnes indemnisées ayant atteint un niveau record sur la semaine précédente”, dit ainsi Paul Ashworth, chef économiste USA chez Capital Economics.

Les marchés trouvent aussi un encouragement dans la perspective de l’adoption par la Chambre des représentants à Washington du plan de relance de près de 500 milliards de dollars déjà voté par le Sénat, et ils espèrent voir les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne progresser vers la mise en places de financements en commun pour préparer la relance économique à venir.

Les chiffres du chômage américain ont en tout cas relégué au second plan des préoccupations des marchés les indices d’activité PMI “flash”, pourtant tombés à leur plus bas niveau historique au Japon, en Europe et aux Etats-Unis.

PÉTROLE

Le rebond des prix du pétrole, qui s’est accéléré au fil des heures, a lui aussi joué un rôle décisif dans la progression des actions.

Le Brent gagne en effet 10,06% à 22,42 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 30,77% à 18,02 dollars.

Cette hausse est alimentée à la fois par le récent regain de tension au moins verbale entre les Etats-Unis et l’Iran d’une part, par les espoirs de mesures de relance supplémentaires et par la mise en oeuvre progressive des réductions de production décidées par les grands pays exportateurs.

VALEURS

Sur les marchés boursiers européens comme à Wall Street, le compartiment de l’énergie affiche la plus forte progression sectorielle du jour: l’indice Stoxx du pétrole et du gaz a pris 2,97% et à New York, le S&P de l’énergie s’adjuge 4,21%.

Total a gagné 4,19% à Paris, BP 2,2% à Londres et Eni 1,49% à Milan.

Le secteur bancaire a lui aussi brillé, après la décision de la BCE d’accepter comme collatéral des titres dont la notation a été dégradée en catégorie spéculative depuis le début de la crise: son indice Stoxx a pris 3,03%, BNP Paribas 6,25%, BBVA 4,6%, UniCredit 2,71%.

Les publications de résultats ont par ailleurs encore animé la cote européenne: à Paris, Hermès a par exemple gagné 4,22%, ses comptes suggérant qu’il résiste mieux à la crise actuelle que ses principaux concurrents.

A l’opposé, le constructeur suédois de poids lourds Volvo a chuté de 5,3%, l’une des plus fortes baisses du Stoxx 600, après avoir fait état d’un solde net de commandes négatifs depuis mars.

CHANGES

Si elle n’a pas empêché les actions de monter, la chute des indices PMI “flash” dans la zone euro a pénalisé l’euro, qui est tombé à 1,0757 dollar, son plus bas niveau depuis le 24 mars, avant de remonter autour de 1,0820.

Le billet vert cède en effet du terrain face aux autres grandes devises, l’indice mesurant ses fluctuations face à un panier de référence affichant un recul de 0,3% au moment de la clôture en Europe.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat de référence enregistrent un léger recul sur la journée, à -0,426% pour le Bund allemand à dix ans et 0,6125% pour les Treasuries de même échéance.

La journée a par ailleurs été marquée par un pic de tension sur le marché interbancaire en zone euro, interprété comme la conséquence des craintes persistantes pour les finances publiques des pays “périphériques”.

A SUIVRE VENDREDI:

La dernière séance de la semaine sera animée entre autres par la publication de l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne et par les résultats trimestriels de Sanofi.

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